23èmes Transmusicales de Rennes : vendredi 30 novembre 2001

 

Le festival des Transmusicales de Rennes fait partie des plus anciens festivals de France. De par son originalité, son ancienneté et ses découvertes permanentes, il se place à part dans le paysage des festivals français. Et cette année le public soul et funk allait en avoir pour son argent avec une affiche de qualité, en ce vendredi 30 novembre dans la salle du Liberté.

Tout commença avec le warm up des DJ’s du label anglais Strut Records. Véritable label de référence, Outre-Manche à l’instar de Harmless par exemple, spécialisé dans les compilations soul, funk, afro beat, latino, house…celui-ci était donc présent cette année avec les DJ’s Strut Players. En ouverture mais aussi tout au long de cette soirée entre les sets des groupes, le duo de Dj’s (composé d’un homme et d’une femme d’ailleurs) nous servirent de bonnes galettes plus ou moins bien mixées ( certains 45 tours sautaient) mélangeant soul, funk et parfois house. Arrivant à faire bouger la foule dans une ambiance souvent bon enfant, j’ai malgré tout été déçu dans la séléction qui manquait parfois de chaleur et qui ne réflétait la grande qualité des compilations du label.

Le premier artiste live à passer sur scène fut notre chouchou de Juan Rozoff. Alors que le Liberté était relativement vide, c’est néanmoins avec sa pêche habituelle qu’il rentra sur scène avec son jeu basse/batterie du meilleur effet. C’était donc partie pour 50 minutes de pur funk électrique avec des titres du premier album « Jam Session » ainsi que du dernier « Abalorladakor ». Alors que le public remplissait peu à peu salle et réagissait à la musique endiablée du funkateer français, le set a du se terminer pour laisser la place au groupe suivant. Juan qui demandait aux organisateurs de faire un dernier morceau , fut débouté de sa demande tant le timing du festival est serré. Mais c’est déçu et avec surement un goût amer dans la bouche qu’il du quitter la scène sous les chaleureux applaudissements du public.

 

 

Le groupe suivant est un groupe plutôt catalogué « Downtempo », pourtant Zero 7 est un groupe à l’esprit résolument soul, avec un chanteur et des chanteuses d’une grande sensibilité. Ils me font penser un peu à Massive Attack à leur début. Un groupe à découvrir en tous cas, largement diffusé d’ailleurs sur les ondes de Radio Nova. C’est ensuite au tour de Carl Hancock Rux, d’entrer en scène, à mi-chemin entre l’esprit Spoken Word de Saul Williams et la soul d'Isaac Hayes. Ceci-dit rien de transcendant non plus !

 

 

Vient ensuite le groupe pop Mo Solid Gold , véritable erzast des Rolling Stones, plutôt insipide et complétement inintéressant pour nous.

Enfin ce fut le tour de Breakestra groupe américain qui existe depuis 1996, de cloturer cette soirée du vendredi avec un set décevant puisque proche du live-medley sorti récemment : "the mix live part. 2". Bien sur on retrouve avec plaisir des classiques funk 70’s joués à la sauce Breakestra mais on regrette que tout soit enchaîné comme un énorme mégamix sans avoir vraiment le temps d’apprécier chaque morceau, même si le groupe fit passer une bonne humeur plutôt communicative. C’est donc vers 3h30 que se termina cette soirée du vendredi qui même si elle n’a pas révélé de grands espoirs en matière de soul ou de funk a eu le mérite de mettre en avant un courant qui n’a pas toujours sa place dans les festivals généralistes. Et puis les Trans restent les Trans et pour peu que l’on ait l’esprit ouvert, on découvre toujours quelque chose d’intéressant. Alors vivement la 24ème édition !

 

 

 

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