TOWER OF POWER

REPORT du Live d'une des meilleures sections de cuivres du monde !

Paris, le Bataclan (26/03/02) (Par Nicolas K)

Mardi 26 mars 2002, 20h00, le Bataclan se remplit tranquillement, le DJ de circonstance chauffe tout son petit monde à grand renfort de vieilleries bien fonky : Sir Joe Quaterman & Free Soul, George Clinton et ses boys, tous reprennent du service sur les platines du maître de cérémonie.

20h50, le Bataclan est plein comme un œuf et l’œuf n’attend qu’une chose, l’arrivée sur scène des Tower of Power. Le public ne va plus attendre bien longtemps, les 10 musiciens débarquent en provenance directe de Hambourg et nous servent d’entrée de jeu un de leurs titres phares, « Soul with a capital S », le bien-nommé. La section de cuivres d’Oakland, conforme à sa réputation nous offre ce qui fait la marque de fabrique du groupe californien depuis 34 ans (et oui, vous ne rêvez pas, vous avez bien lu 34 ans !), à savoir un son unique et identifiable entre mille.

Mais la grande surprise de ce début de concert, c’est la présence d’un jeune chanteur, Larry Braggs, des plus talentueux. Le garçon emmène allègrement sa voix là où il veut qu’elle aille et en fait le… dizième instrument du groupe. Et puis, les morceaux se suivent, mettant régulièrement à l’honneur le lead-saxophone, Tom Politzer, en chef de meute incontesté d’une section de cuivres aux arrangements léchés et envoûtants. Une grande partie des standards de cet original soul funk band est passée en revue. De « You’re still a young man » à l’explosissime « What is Hip ! » en passant par «Diggin’ on James Brown » et « So I got to groove », le groupe du méxicano-grec (il y en a) Emilio Castillo nous réexpédie dans les seventies à grands coups de cuivres et d’orgue Hammond syncopés. Au passage les garçons nous gratifient de quelques chorégraphies savoureuses dont seules les brass bands ont le secret : un pas en avant et deux en arrière…

Le public en redemande et c’est Stephen Kupka, aka « The Funky Doctor », qui s’y colle et ça vaut le détour, croyez-moi ! L’homme au chapeau et au sax bariton fait partie du team depuis 1968 et la souplesse n’est plus vraiment ce qui le caractèrise le mieux… Bref, après deux heures de concert et deux rappels bruyamment demandés par le public, le gang s’en est allé en nous interprétant au passage un morceau de leur prochain album, « First Page ».

Mon petit regret, parce qu’il en faut quand même un (je suis un perpétuel insatisfait !), c’est que les musiciens ne se soient pas laissés aller à plus de solos comme a si bien su le faire le chanteur, Larry Braggs. En résumé, un concert sympa d’un des derniers groupes qui ait été acteur de la grande transition de la soul au funk.

Je vous encourage à rendre visite à leur site officiel, qui satisfera les inconditionnels des TOP par la qualité et la richesse de son contenu. Vous y découvrirez également une toute nouvelle compilation live et studio, judicieusement baptisée « Soul with a capital S ».

Nicolas K.


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