SLY JOHNSON

INTERVIEW Avril 2011

En video !

SLY JOHNSON, un des soulmen français les plus intéressants du moment a prit le temps de nous recevoir, entre deux concerts de sa tournée française dans la plus grande simplicité. Sly (de son vrai prénom Silvère), jeune mais déjà artiste expérimenté (Saïan Supa Crew, Eric Truffaz, Camille...) revient sur son parcours. Après le succès de son album "74" qu'il défend en live un peu partout, ce chanteur, ancien beatboxer (enfin pas tout à fait sur scène !) se confie. Découvrez ce personnage sympathique dont on prédit une longue carrière dans le monde de la soul !

LA VIDEO


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  INTERVIEW REALISEE LE 05 Avril 2011

Par Alexandre Capelier (au micro)

Images et son : Julien Sechaud - Sidney Botbol

© FONKADELICA.com

 

SITE OFFICIEL

http://www.slyjohnson.com/

LE MYSPACE

http://www.myspace.com/slyjohnson

 

 

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SLY JOHNSON « 74 » [UNIVERSAL JAZZ] 2010 :

Nous avons eu tout l’été pour écouter ce bel objet, que dis-je missile envoyé par Universal Jazz ! Et il fallait bien l’été pour digérer le haut contenu de cette affaire. SLY (de son vrai prénom Silvère), jeune mais déjà artiste expérimenté (Saïan Supa Crew, Eric Truffaz, …) revient sur ses origines, sur sa date de naissance (année 1974, d’où le titre), sur sa vie. Cela promet donc de parler vrai et de parler d’humanisme. SLY n’est pas qu’un excellent Beatboxer, ou un rappeur … et prouve ici qu’il sait royalement chanter, vivre sa SOUL, la faire vibrer et jouer avec les tonalités nombreuses de sa voix.

Il livre 11 titres sublimés par les producteurs et arrangeurs : Jay Newland (Norah Jones, Ayo …) et Larry Gold (souvenez vous, nous en avons beaucoup parlé, une interview est sur notre site : claviers et arrangeur de nombreux groupes soul et funk des années 70 – 80 et aussi producteur de Erykah Badu, The Roots …). Cet album est varié dans les sonorités que peut donner la Soul actuelle : Une modernité Nu-soul à la D’Angelo, une nuance de « vieille » Soul à la Otis Redding (d’ailleurs il reprend le fameux « Fa-Fa-Fa-Fa-Fa » d’Otis dans l’album). A cela vous ajoutez un peu de Beatbox, de synthés, de bruitages vocaux, … pour un ensemble unique basé essentiellement sur les prouesses de sa voix. Quoi de mieux pour prouver au public l’étendue de son talent vocal.

Le 1er titre est un duo avec Slum Village, pour un beat lourd et une ambiance R&B Nu-soul bien léchée. Le deuxième est le single en duo avec AYO « I’m calling You », vraie perle Soul bien arrangée, tranquille et sexy. « Hey Mama » est plus rock-funk et plus énergique, avec des guitares et cuivres mis en avant et des chœurs dignes de la grande époque de Tina Turner. La reprise d’Otis Reddings (Sad song) est originale et démontre que le jeune Sly n’a rien a envier aux grands soulman de l’époque. Capable de beaux vibratos, de nuances, de cris, de rage dans l’expression. Niveau Beat, c’est arrangé à la The Roots, épuré sec et efficace.

« Goodbye Tomorrow » est une ballade aux accents jazz-vocal, qui rappelle Al Green ou Mavis Stapples, sans fioritures instrumentales. Vraie virgule pour la 2ème partie de l’album. Vient ensuite une autre reprise « Everybody’s Got to learn Sometimes » effectuée plus lentement que l’original. « Don’t justify Yourself » est funky et vibrant (tout comme le titre « Sexy »). Titre cuivré et dansant, on aime être surpris aussi par son côté Omar ou TTDA. Le dernier titre est un Slam, retraçant sa vie, ses amours, ses doutes pourtant comme titre sa date de naissance (26.06.1974). Belle conclusion a un album riche et abouti … qui rejette au loin son image de beatboxer et lui ouvre les courants musicaux de son choix nous promettant d’autres projets à venir surement excitants.
   Mpls    ( 03/09/2010 )


 

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