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NICOLE WILLIS
and the soul Investigators
Le renouveau du Deep funk Live
LIVE A PARIS - 10 Décembre 2006 au Tryptique - REPORT

Pour leur concert unique à Paris au Tryptique en 2006
Notre reporteur Arnaud Gagne les a photographié :
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Photos © Arnaud GAGNE
SHAOLIN TEMPLE DEFENDERS le même soir, c'est ICI
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NOTRE CHRONIQUE DU DISQUE
RETOURNICOLE WILLIS & THE SOUL INVESTIGATORS : "KEEP REACHIN UP" [DIFFER-ANT DISTRIBUTION] 2006 :
Voici déjà plusieurs mois que l’album de Nicole Willis & The Soul Investigators était disponible dans plusieurs pays européens, mais la France avait échappé à l’événement faute de distributeur. L’erreur est réparée grâce à Differ-Ant Distribution qui a eu le nez fin de mettre en avant cet artiste dont le buzz fonctionne déjà depuis un moment.
Il faut dire que Nicole Willis a de l’expérience et un réseau qui devait faire de cet album une réussite. En effet, elle a sorti son premier album « Soul Makeover » en 2000, suivi rapidement par son second opus « Be it ». Elle a également fait partie dans sa jeunessse des Brand New Heavies à leur création au milieu des 80’s, de The Repercussions de 1989 à 1995, du groupe Dee Lite et a collaboré avec Leftfield ; excusez du peu ! Elle fut enfin la collaboratrice des Soul Investigators, qui lui rendent bien l’appareil sur le troisième album de cette désormais finlandaise ! (elle est originaire des USA mais s’est expatriée en Finlande il y’a plusieurs années après un passage par l’Angleterre !). Enfin pour compléter ce CV déjà fort chargé, n’oublions pas que pour l’Etat Civil, Nicole Willis est l’épouse de Jimi Tenor. Forcément ça aide ! D’ailleurs ce dernier sans être omniprésent, s’est quand même bien investi dans ce projet soit en tant que compositeur (sur le morceau « Invisible man » entre autre) ou alors en musicien en jouant avec autant d’aisance de l’orgue, du saxophone, de la flûte, ou en prêtant sa voix pour les chœurs !
Et alors cet album ? Ce qui fait sans aucun doute son originalité c’est cette capacité à puiser dans toute la force soul et funk de la fin des 60’s tout en proposant un album éclectique sans que les compositions se répètent. L’influence Motown est largement plébiscitée que ce soit sur des titres comme « If this ain’t love (don’t know what is), « My four leaf clover » , « A perfect kind of love » ou « Invisible man » et automatiquement des noms nous viennent en tête : les Suprèmes, Gladys Knight & The Pips, Martha Reeves & The Vandellas …Mais il arrive parfois aussi que l’ombre d’un Norman Whitfield ne soit pas très loin ! (écoutez la guitare et les cuivres de « Feeling free »). Un esprit soul, très classe en somme ! Mais à côté des productions chiadées, le son sait aussi se faire plus brut et rugueux, à la limite des fois de la saturation sonore, c’est le cas de « Keep reaching up », un deep funk ou Nicole vocifère son refrain comme le cri d’un dernier souffle. « Holding up » semble presque être un morceau écrit pas les Doors, dans leur côté le plus groovy ! Quant à « No one’s gonna love you », c’est un blues aux accents soul inspiré et profond qui nous est proposé. L’album se termine avec l’excellent « Soul Investigators Theme », un morceau instrumental, qui met en avant tout le savoir faire du groupe.
Vous l’aurez compris, cet album est essentiel, que vous soyez un fervent admirateur de la scène deep funk./ soul actuelle ou un nostalgique du temps passé. De plus même la pochette de cet album rappelle l’époque glorieuse de la soul Outre-Atlantique ! On comprend alors mieux le plébiscite que lui ont réservé des gens comme Gilles Peterson ou Mr Scruff. Vous savez ce qu’il vous reste à faire ! ;-) Boogie Bass ( 20/10/2006 )
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