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MACEO PARKER
"Blow your horn, MACEO !"

Le "Teacher" du SAX a 60 ans ! HOMMAGE
Tout d'abord, qui est MACEO ? BIOGRAPHIE :
Découvert par James Brown au début des années 60, lancien musicien du parrain de la soul a traversé les modes, fidèle à son style syncopé longtemps décrié par la critique. De retour dune tournée triomphale avec Prince, il reprendra seul le chemin des salles obscures au printemps prochain avec un nouvel album, à paraître le 24 février. A 60 ans, Maceo Parker semble plus que jamais infatigable. Portrait dun monstre vivant de la musique noire américaine.
Maceo Parker est né à Kinston, une petite ville de la côte-Est des États-Unis. A la maison, toute la famille a loreille musicale. Papa joue du piano et de la batterie. Il chante aussi à léglise le dimanche. Avec femme et enfants. Les trois frères Parker font aussi des gammes. Melvin joue de la batterie, Kellis du trombone. Maceo choisit le sax à huit ans. Adolescents, ils suivent leur oncle, leader du Bobby Butler and the Myghty Blue Notes et fondent les Blue note Juniors. Ensemble, ils écument les clubs en compagnie du tonton qui les laisse jouer à lentracte. A 18 ans, il sinscrit avec Melvin à lécole dArts dAtlanta où son frère rencontre un certain James Brown. La jeune étoile de la soul music est impressionné par le style du batteur. Beaucoup moins par le jeu de Maceo. Pour faire plaisir à Melvin, il engage son frère. Maceo débute au sein du Big Brother band comme saophoniste baryton.
Maceo Parker se fait la main chez James Brown, George Clinton et Bootsy collins.
| Cest le début dune aventure musicale particulièrement fructueuse. A cette époque , il se lie damitié avec le trompettiste Pee Wee Ellis et le tromboniste Fred Wesley. Il quitte Brown et fonde en 1970, Maceo And All The Kings Men bientôt rejoint par ses deux compères. Le groupe grave deux albums mineurs Doing Their Own Thing (70) et Funky Music Machine (72). Trois ans plus tard, ils reprennent du service chez le parrain de la soul, devenu entre temps licône vivante du funk. Les JBs sont nés. Ils deviennent rapidement la section de cuivre afro-américaine la plus réputée du début des seventies. James Brown est aux anges. Les solos de son saxophoniste alto font mouche notamment sur Papas Got A Brand New Bag, I Feel Good, Cold Sweat et Sex Machine. Il le sollicite à tout va, à grand renfort de « Maceo blow your horn » quon peut traduire par « Vas-y mon pote, mets nous le feu avec ton sax ». James Brown et ses JBs sortent des disques à la pelle. Grand prince, il crée le label People pour promouvoir ses musiciens. Ces sessions sont gravées sur trois albums, Funky people Part I à III. Brown produit et écrit US (73), la première galette solo de Maceo. En 1976, les JBs quittent le navire en pleine gloire. | ![]() |
Ils
rejoignent George Clinton, réputé pour ses extravagances
vestimentaires et musicales. Un septennat durant, Maceo Parker joue les invités
de marque sur les albums de Parliament et Funkadelic. Il prête
également son talent au Bootsy's Rubber Band, fondé par
Bootsy Collins, lancien bassiste de James Brown.
Lheure de la pré-retraite sonne au milieu des années 80.
Le funk a de moins en moins la côte. Maceo revient à ses premiers
amours et rejoint un James Brown à la peine, sauvé de loubli
par Living in america, le morceau phare de la bande originale de Rocky
IV. Les deux musiciens cachetonnent sur les scènes européennes
et enchaînent laborieusement les vieux standards avant que ce cher monsieur
Brown ne soit mis à lombre par la justice américaine.
Un succès solo tardif, mais instantané :
A laube de la cinquantaine, Maceo Parker se lance enfin en solo, accompagné de ses fidèles compagnons de route, Pee Wee Ellis et Fred Wesley. Il publie Roots revisited sur le prestigieux label Verve, à la recherche dun musicien capable de remplir les caisses. Mission accomplie. Lalbum est un succès. Il se classe pendant deux mois dans les charts américains, catégorie jazz. Lhonorable magazine Rolling Stone le consacre artiste jazz de lannée. La presse spécialisée nest pas aussi enthousiaste et critique son jeu limité. Maceo sen moque. Il enchaîne les concerts et sert un répertoire dansant sans prétention, mêlé de R&B, de funk et de jazz. Ce style, parfois simpliste, séduit au delà du sérail des fans de musique afro-américaine. La critique demeure dubitative. Quimporte, les albums se multiplient. La Maceo touch (98% de funk et 2% de jazz) triomphe. MoRoots (91), Life On Planet Groove (93) et Southern exposure (94) se vendent comme des petits pains notamment en France où le saxophoniste fait salle comble à chacun de ses passages. Avec Funkoverload publié en 1998, Parker revisite les grands classiques de la soul avec son fils Corey, au chant.
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Puis, en 1998, cest la rencontre avec Prince ! Ils se fréquentent dans des clubs lors daftershows, prennent plaisir à jouer ensemble. Ils deviennent inséparables et Prince propose de plus en plus de choses à Maceo. Il linvite sur son album Rave into the Joy fantastic et maceo reprendra deux chansons de cet album sur son propre album Dial Maceo en 2000. Maceo alternera entre ses tournées pour la promotion de Dial M. partout dans le monde, et ses featuring sur scène avec Prince and the NPG (Cf le DVD de Rave 2000), Ani Di Franco, et autres. Comme James Brown en son temps, Prince sappuie habilement sur le jeu syncopé de Maceo. En 2002, il devient membre intégral des NPG, pour faire la tournée « One night alone with Prince » avec son pote Greg Boyer au trombone. Il passera des heures sur les planches pour promouvoir l'album de Prince The rainbow children, entouré de ses infatigables collègues fou de funk et de jazz, entre les USA, lEurope et le Japon. |
| Star
du funk à 60 ans, il sort son onzième album en février
2003 : En Décembre 2002, Maceo Parker senferme un mois et demi en studio et enregistre Made by Maceo chez Creams records en reprenant les ingrédients qui font son succès depuis une douzaine dannées. A 60 ans, Maceo Parker reprendra le chemin des planches au printemps et défendra seul son nouvel album "Made by Maceo", à paraître le 24 février. Guidé par sa bonne étoile et son incomparable sens du rythme. Merci MACEO ! Avec tes 60 ans ... continues de nous ravire. |
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Inclues sur cette page : Photos Inédites, par nos collègues (fonkadeliens) photographes de talent ! Joachim et Jean-Yves ! Merci !
L'INTERVIEW ! 2003
DISCOGRAPHIE DE MACEO
(Lire nos chroniques de certains de ses disques - Cliquez !)
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Le
coup de bluff de Maceo Parker :
James Brown rencontre Melvin Parker en 1962 au El Morocco, un club de Greensboro. Lannée suivante, Il lui propose de le rejoindre pour débuter lenregistrement de Ought of sight. Il accepte à condition que Brown engage aussi son frère. James cède grâce à un coup de bluff de Maceo après que Melvin lait présenté. James :
" Sax player huh ? Well Maceo, do you play baritone saxophone
? " Dans sa biographie, James Brown est revenu sur cette affaire. « Je voulais vraiment engager Melvin, mais je me suis rendu compte que pour le convaincre, il fallait que je prenne aussi Maceo, et à cet instant, je ne savais pas ce que j'avais dégoté ! ». |
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Un
multi-instrumentiste critiqué par les puristes
Maceo Parker
est un véritable touche à tout. Il a commencé par
le sax ténor avant dintégrer le groupe du parrain
de la soul comme saxophone baryton. Il opte rapidement pour le son fruité
de lalto quil trimballe inlassablement de salle en salle. |
GREG BOYER - CANDY DULFER - M.A.C.E.O

Propos écris par l'équipe Fonkadelica
Et Principalement : Joachim B - Christophe A. - MPLS pour cette page