THE JAMES TAYLOR QUARTET

-- Concert de Beauvais du 07/03/02 --

(ouverture du 7e festival de Beauvais, « le Blues autour du zinc »)

http://www.zinc-blues.com et site officiel : http://www.jtq.co.uk

Jeudi 7 mars 2002, fin de journée, tout le monde en voiture, direction « Beauvais By Night » et pas question de mollir, on va voir le James Taylor Quartet… Yes !!! Vous savez JTQ, ces pionniers du mouvement acid jazz londonien, dont les cd titillent ma chaîne hi-fi et mes oreilles depuis un peu trop longtemps sans que j’ai pu les voir sur scène.

Et oui ! les grandes formations acid jazz sont comme ça, elles cruisent aux quatre coins du monde, 6 ou 7 dates à Tokyo, un festival à Kuala Lumpur et jamais un passage par Panam, vous savez la capitale du jazz comme ils disent à la télé… Gag ! ce qui démontre l’écho porté à ce style musical par le public français. Bref, assez larmoyé, tout ça pour dire que j’étais tout content de la soirée que je m’apprêtais à passer, et j’ai pas été déçu…

21h45, après une première partie assurée par l’Octuor, une formation de 8 contre-bassistes du Beauvaisis, qui nous a sympatiquement distillé quelques-un des plus grands thèmes de Lalo Schifrin, James Taylor attaque les choses sérieuses avec trois ou quatre titres vraisemblablement issus de son dernier album « Message from the Godfather » (2001), des instrumentaux soul-jazz qui à l’image de l’album sont très typés fin des 60’s / début des 70’s.

Dès les premières notes James Taylor nous invite à tous nous rapprocher de la scène et comme le montrent les photos on est au moins à … un bon mètre des musiciens ! James et son orgue Hammond nous assènent un groove musclé qui nous fait claquer des genoux et glisser des semelles. Il faudrait bien quatre paires de mains à un individu normal pour toucher autant de fois par seconde les touches de ses trois claviers ; ce qui me fait dire que si c’est pas le meilleur keyboardiste du circuit, c’est certainement l’un des plus spectaculaires et des plus experts en orgue hammond.

James Taylor : hammond & keyboards --- Gary Crockett : bass

Neil Robinson : batterie

Durant cette mise en bouche vintage, James Taylor et son sax, John Willmott, se tirent une sérieuse bourre pour notre plus grand plaisir. Les deux musiciens sont physiquement aux deux extrémités de la scène et s’occupent en coeur de faire monter le groove : ce soir c’est Swinging London in Beauvais !

Et puis c’est l’entrée sur scène des deux chanteuses, Yvonne Yanney (déjà présente sur l’excellent album de 1999, « A Bigger Picture ») et une seconde dont, vous me pardonnerez, je n’ai pas capté le nom (mon anglais étant ce qu’il est…). Le band accompagné de ses deux belles nous sert quelques-uns de ses classiques acid jazz : Love will keep us together, chanté à l’origine par Alison Limerick sur l’album « In the hand of the inevitable » (1995), et Love the life, dont on trouve deux versions originales sur « Do your own thing » (1990) et « Supernatural feeling » (1993), toutes deux interprétées originellement par Noel McKoy. On notera aussi une version, à ma connaissance inédite, de Light my fire des Doors.

Yvonne Yanney : chant

Puis c’est le retour à des morceaux instrumentaux avec le premier titre jamais enregistré par JTQ, le célébrissime Blow up d’Herbie Hancock et le non moins célébre thème de Starsky & Hutch, véritable signature sonore du groupe. Au passage notre organiste préféré nous gratifie de quelques digressions vers le thème du Flic de Beverly Hills et le Whole lotta love de Led Zeppelin. Dans la dernière ligne droite il me semble avoir reconnu One way street et Green onions. Bref, que du 100% old Groove ! On a même eu droit à un titre inédit qui ne sortira qu’en mai 2002 sur le prochain album du groupe, « South to Perpignan ».

Après 1h30 de concert et quelques rappels, le groupe quitte la scène, laissant les 150 à 200 privilégiés spectateurs heureux de leur soirée, soirée unique parce qu’il s’agissait de la seule date française de JTQ depuis des années. James Taylor s’est ensuite prété de bonne grâce à une séance de dédicaces dans l’enceinte de la salle de spectacle, le Magic Mirror, un chapiteau de cirque tout à fait superbe, décoré comme dans les années trente.

Gary Crockett : bass --- John Willmott : saxophone & flute

Il nous reste à remercier les artistes pour le plaisir qu’ils nous ont apporté et l’organisation du festival « le Blues autour du zinc » pour avoir songé à les inviter. Mon seul regret sera que ce concert ait eu lieu un jeudi soir, ce qui à mon avis l’a privé de nombreux spectateurs supplémentaires. Mais bon, tant pis pour eux et tant mieux pour nous !

Nicolas K

James Taylor et Nicolas K.

Leur dernier album en date :


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