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EL MICHELS AFFAIR "WALK ON BY" [TRUTH & SOUL / DIFFER-ANT] 2010 :

Le groupe soul-funk qui monte Outre-Atlantique composé de désormais vieux briscards (Léon Michel, Jeff Silverman, Thomas Brenneck…) revient avec son troisième opus. Remarqué dès son premier simple « Sounding out the city », en 2005 mais plus encore par l’album sorti l’an dernier qui reprenait les thèmes instrumentaux du groupe hip hop Wu Tang Clan « Enter the 37th Chamber », on se demandait ce que donnerait la mouture 2010.

Cette fois-ci ils reviennent avec un hommage à Isaac Hayes. Ce dernier qui nous a quittés il y’a déjà deux ans, reste une des icônes incontournables de l’histoire de la soul music. Au-delà du talent de compositeur du Black Moses, c’est surtout sa voix qui reste largement imprégnée dans nos souvenirs, une voix chaude et caverneuse difficilement imitable ! Comment dans ces cas là rendre hommage à un tel mythe sans tomber dans la pâle copie fade et insipide ? Et bien tout simplement en faisant le choix de privilégier des morceaux à la base instrumentaux ayant été écrit pour la plupart pour des bandes originales de films. Blaxploitation.

Tout commence avec l’incontournable « Shaft », tellement incontournable d’ailleurs, que la version du groupe tombe un peu à l’eau. Beaucoup plus lente que la version originale, il manque en outre tout l’esprit du morceau : cette guitare wah wah entêtante, ce refrain prétentieux et jouissif et ces cuivres percutants à la fin qui font monter celui-ci en puissance. Heureusement le deuxième titre « Walk on by » change la donne. Morceau à l’origine composée par Burt Bacharach et Hal Davis il a connu d’abord le succès avec sa première interprète Dionne Warwick avant d’être remis brillamment au goût du jour par Isaac Hayes (entre autre) en 1969, sur son deuxième disque « Hot Buttered Soul » dans une version longue (plus de 12 minutes !). La version de El Michels Affair plus courte de moitié (mais que l’on retrouve en version edit à la fin de l’album) et seulement instrumentale n’en demeure pas moins très réussie. L’esprit du morceau est conservé avec ce breakbeat lent mais entêtant, et le jeu orgue/ guitare/ cuivres qui fait tout le charme de ce morceau. Puis vient le titre « Run Fay Run » utilisé à la base pour la B.O de « Though Guys » et repris récemment par Quentin Tarantino pour le film « Kill Bill ». Ici le quintet ( ?) en propose une version afro-funk plutôt bien vu ! On adhère ! Tout comme la version presque reggae de « Hung up on my baby » et le titre « Red Rooster » proche de l’origine, tous deux également extraits de « Tough Guys » à la base. Enfin le très lascive et tranquille « Bumpy’s Lament » mainte fois samplé dans le hip hop par le passé, ne déçoit pas avec son thème à l’orgue Hammond mélancolique et fidèle à la création originale (sur la B.O de « Shaft »).

Au final même si ce nouveau simple est un peu court (7 morceaux dont « Walk on by » repris deux fois), on passe un agréable moment avec ces morceaux connus de Isaac mais remis au goût du jour à la façon El Michels Affair. Le groupe s’installe indéniablement auprès des grands groupes actuels soul-funk tout en imposant son style. Et ce n’est sûrement que le début !
   Boogie Bass    ( 03/09/2010 )

Page officielle du label   -   Discographie de El Michels Affair

 


SLY JOHNSON « 74 » [UNIVERSAL JAZZ] 2010 :

Nous avons eu tout l’été pour écouter ce bel objet, que dis-je missile envoyé par Universal Jazz ! Et il fallait bien l’été pour digérer le haut contenu de cette affaire. SLY (de son vrai prénom Silvère), jeune mais déjà artiste expérimenté (Saïan Supa Crew, Eric Truffaz, …) revient sur ses origines, sur sa date de naissance (année 1974, d’où le titre), sur sa vie. Cela promet donc de parler vrai et de parler d’humanisme. SLY n’est pas qu’un excellent Beatboxer, ou un rappeur … et prouve ici qu’il sait royalement chanter, vivre sa SOUL, la faire vibrer et jouer avec les tonalités nombreuses de sa voix.

Il livre 11 titres sublimés par les producteurs et arrangeurs : Jay Newland (Norah Jones, Ayo …) et Larry Gold (souvenez vous, nous en avons beaucoup parlé, une interview est sur notre site : claviers et arrangeur de nombreux groupes soul et funk des années 70 – 80 et aussi producteur de Erykah Badu, The Roots …). Cet album est varié dans les sonorités que peut donner la Soul actuelle : Une modernité Nu-soul à la D’Angelo, une nuance de « vieille » Soul à la Otis Redding (d’ailleurs il reprend le fameux « Fa-Fa-Fa-Fa-Fa » d’Otis dans l’album). A cela vous ajoutez un peu de Beatbox, de synthés, de bruitages vocaux, … pour un ensemble unique basé essentiellement sur les prouesses de sa voix. Quoi de mieux pour prouver au public l’étendue de son talent vocal.

Le 1er titre est un duo avec Slum Village, pour un beat lourd et une ambiance R&B Nu-soul bien léchée. Le deuxième est le single en duo avec AYO « I’m calling You », vraie perle Soul bien arrangée, tranquille et sexy. « Hey Mama » est plus rock-funk et plus énergique, avec des guitares et cuivres mis en avant et des chœurs dignes de la grande époque de Tina Turner. La reprise d’Otis Reddings (Sad song) est originale et démontre que le jeune Sly n’a rien a envier aux grands soulman de l’époque. Capable de beaux vibratos, de nuances, de cris, de rage dans l’expression. Niveau Beat, c’est arrangé à la The Roots, épuré sec et efficace.

« Goodbye Tomorrow » est une ballade aux accents jazz-vocal, qui rappelle Al Green ou Mavis Stapples, sans fioritures instrumentales. Vraie virgule pour la 2ème partie de l’album. Vient ensuite une autre reprise « Everybody’s Got to learn Sometimes » effectuée plus lentement que l’original. « Don’t justify Yourself » est funky et vibrant (tout comme le titre « Sexy »). Titre cuivré et dansant, on aime être surpris aussi par son côté Omar ou TTDA. Le dernier titre est un Slam, retraçant sa vie, ses amours, ses doutes pourtant comme titre sa date de naissance (26.06.1974). Belle conclusion a un album riche et abouti … qui rejette au loin son image de beatboxer et lui ouvre les courants musicaux de son choix nous promettant d’autres projets à venir surement excitants.
   Mpls    ( 03/09/2010 )

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LADI6 "TIME IS NOT MUCH" [BBE / LA BALEINE] 2008 / 2010 :

Cette artiste neo-zelandaise connait déjà une belle réputation en Océanie. Cet album que l’on découvre ici grâce à BBE est déjà sorti dans son pays natal depuis 2008. Elle a eu l’occasion de le tester lors de concerts et festivals où l’on a pu découvrir déjà tout son talent. C’est donc avec un certain acquis que celle-ci arrivera cet été sur le Vieux Continent pour une série de concerts afin de présenter son unique opus.

Les ambiances largement influencées par la néo soul (« So Far », «Down & Out » « Believe me ») s’imprègnent également de rythmiques hip hop (« Give me the light », « Call You Out », « Jacknife ») ou reggae (« Walk right up »,). D’ailleurs Ladi6 est à la fois chanteuse et MC, signe qui ne trompe pas sur la dextérité de cette soul sister à utiliser son organe vocal avec facilité. Les critiques les plus enthousiastes la comparent d’ailleurs déjà à Lauryn Hill. Sans aller jusque là, avouons malgré tout que dans le style on avait pas entendu beaucoup mieux depuis les Fugees.

A l’ère d'internet, on se demande encore comment on a pu manquer cette sortie ! Mais même deux ans après, « Time is not much » garde toute sa fraicheur et sa spontanéité et mérite une écoute attentive pour une artiste en devenir. Décidemment beaucoup de pépites nous viennent du Pacifique en ce moment (The Bamboos, Kylie Auldist, Bennson, Sam Sparro ou encore Electric Wire Hustle). L’Oncle Sam n’a qu’à bien se tenir avec cette nouvelle diva !
   Boogie Bass    ( 17/06/2010 )

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SHARON JONES & THE DAP-KINGS "I LEARNED THE HARD WAY" [DAPTONE RECORDS / DIFFER-ANT] 2010 :

A-t-on encore besoin de présenter Sharon Jones & The Dap-Kings ? Ceux qui ont remis au goût du jour le deep funk sur le devant de la scène Outre Atlantique et partout dans le monde sont de retour avec un 4ème album sur Daptone Records intitulé « I learned the Hard Way ». En confirmant le virage amorcé avec le précédent « 100 days, 100 nights » celui-ci se veut volontairement axé sur la soul 60’s, plus précisément celle de la soul du sud façon Stax mais pas seulement. Pas de rythmes endiablés ici, non des mélodies en majorité relativement tranquilles voire mellow, avec un gros effort sur la production cependant.

En effet le travail chiadé des Dap Kings est sans conteste, l’élément marquant de ce nouvel album. Les cuivres et les violons y trouvent leur place naturelle, avec des orchestrations soignées mais toujours dans un esprit vintage. La voix de Sharon Jones est plus profonde que jamais agrémentée régulièrement de chœurs féminins (parfois proche du gospel) qui donne une impression d’harmonies divines. Parmi les titres particulièrement repérables dès la première écoute notons : « The game gets old » , « I learned the hard way », ou encore « Better things” plus enjoué et mid-tempo, avec des harmonies entêtantes et des refrains efficaces tout comme sur « Without a heart » d’ailleurs.

Sans créer la surprise des premières moutures, cet album marque sa pâte par une approche différente et un parti pris qui se veut résolument soul et downtempo. On peut espérer quelques 45t retravaillés voir remixés (on se souvient du très bon remix reggæ de Ticklah sur « How long do i have to wait for you ») même pour agrémenter un album qui s’usera sûrement plus sous la couette (bien accompagné bien sur !) que sur les pistes de danse. Mais l’ensemble s’enchaîne avec une cohérence peu commune dans la lignée du dernier album de Lee Fields « My World », sans le surpasser toutefois. Un peu de tendresse dans un monde de brut…on en a bien besoin en ces temps perturbés ! Thanks to save my soul !
   Boogie Bass    ( 29/03/2010 )

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ALL STAR TRIBUTE TO MAZE FT FRANKIE BEVERLY [BRANTERA MUSIC GRP] 2009 :

Le fils du grand Frankie Beverly (auteur de nombreux tubes du groupes légendaire MAZE), anthony, a eu l'idée de rendre hommage à son père et au groupe qui a bercé son enfance. MAZE est un groupe soul dont tous les singles sont entrés dans le top 30 US entre 1974 et 1994 ! Rien que çà ! :) Nous connaissons tous les fameux "Joy and pain" ou "Silky Soul". Voici un tribute original effectué de mains de maîtres par les plus grands noms de la soul contemporaire.

Parmis les stars qui se sont prêté à l'hommage figurent : Joe, Jamie Foxx, Mary J. Blige, Mint Condition, Raheem DeVaughn, et the Clark Sisters. Le non moins connu Musiq Soulchild ouvre le bal avec "Silky Soul", un titre qui lui va à ravir. la production est moderne, parfois plus R&B que soul, mais les mélodies de MAZE sont toujours très belles et en 1ères ligne du morceau. "We are one" tiré du 6ème album de MAZE chanté par Raheem Devaughn est une révélation spirituelle, toujours d'actualité. Mary J blidge avec son timbre si particulier nous offre une repris de "Before I let it go" qu'elle avait déjà interprétée avec Maze en live à Orléans (qui existe en CD).

Joe, fait retomber le rythme avec la ballade sexy "Cant get over U", superbe feeling et soul power. Voix exeptionnelle de Joe que nous aimons toujours autant, plutôt méconnue du public français pour son pourvoir soulful. puis suit Ledisi, qui cartonne aux USA en ce moment avec son album solo, et on comprend pourquoi vu son aisance vocale à interprêter "Happy feelin's".
Joy and pain, l'ultime tube sera subtilement repris par Avant, et repris en bonus sur le dernier titre du cd. On a fait le tour de MAZE, mais certainement pas de l'étendue de leur talent, que vous pourrez toujours retrouver dans les 12 albums officiels. faîtes un tour sur le site officiel pour mieux comprendre et ressentir ce beau projet.
   Mpls    ( 04/11/2009 )

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BEVERLEY KNIGHT "100%" [HURRICANE REC] 2009 :

Cette chanteuse est entre la soul et le R&B. Elle a prouvé avec son dernier opus très soul vintage, qu'elle en avait l'étoffe. Ce nouvel album 100%, plus surproduit, est peut-être un peu plus R&B car les producteur sont Jam et Lewis, mais aussi ceux de Duffy et Adele. mais elle est d'abord une grande voix Soul. Prince et Chaka Khan l'ont repéré, et lui ont déjà proposé des scènes. Chaka va plus loin ce coup-ci avec un duo.

Après les deux 1ers titres plus R&B de belles surprises nous attendent, comme le titre "100%" très disco-funk. Le fracassant duo avec Chaka Khan "Soul Survivor" où les divas déchirent tout niveau voix, dans un Motown style !
Puis, quelques titres soulfull, parfois pop, pour surtout mettre en avant la terrible voix que la miss possède. Une voix puissante, clairee, dynamique, assurée. L'album est plutôt bien foutu, peut-être trop R&B pour nos lecteurs mais cela vaut le coup de s'y pencher, car c'est bien fait, il y a de bons moments soul, comme la belle ballade "bare", ou le groovy "Gold Chain". Elle se paye même le luxe d'un Bee Gee sur la prod du dernier titre !

13 titres finalement plutôt sympathiques, qui confirme le talent de la miss. Dommage qu'elle se fasse "enfermée" dans le style anglais sans pouvoir s'en dégager vraiment ! Mais c'est à tester ! Ecoutez ...
   Mpls    ( 15/10/2009 )

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THE DRESDEN SOUL SYMPHONY FEAT BILAL JOY D, TWEET, DWELE [FOUR MUSIC] :

Un certain Mr Bärenz, homme de radio allemande a eu cette idée de réunir un orchestre symphonique (le MDR Symphony Orchestra) et de grandes voix SOUL pour un projet unique et original ! Joy Denalane soul singer Allemande fut la 1ère à dire Oui, puis elle invita ses amis Bilal, Tweet, et Dwele qui accèptèrent. Au final, une belle opportunité de voir (car çà sort en DVD) et surtout entendre ces talents du R&B qui sont d'abord des amoureux fous de la black Musique SOUL des années 60's et 70's !

Après une belle intro prélude, de musique classique pure (digne d'une B.O de film grandiose) les chanteurs arrivent pour enchainer des reprises et tubes de la Soul Music. Un part un, ils font des solos et assurent les choeurs derrière, sur des nappes de violons, des percussions d'orchestre philarmonique, des solos de cuivres ou bois, etc. Au total, une belle suprise avec un son de B.O type Blaxpoitation, mariant magnifiquement les arrangements classiques dirigés par le chef Jun Märkl. Les arrangements sont créés et pensés par le non moins important Larry GOLD (violonceliste de la période Stax, qui accompagna les plus grands).
Les morceaux choisis sont des tubes essentiellement, jugez plutôt le programme : "A natural woman" d'Aretha Franklin, "I've got a woman" de Ray Charles (par bilal, un délice), It's a man man world's (de JB), Me and mss Jones (de Billy Paul), les jackson 5, Mavis staples, Stevie Wonder, Barry White, the Stylistics, The O' jays, Marvin gaye, etc... tous les standars et les grands noms y passent ! Mais attention, pas à la Mode Seal, plutôt proche des originaux avec des voix qui diffèrent, de la sensualité, proche de l'esprit roots.
Chanteurs en costards, belle salle, accoustique parfaite, un cd, un dvd ... Au total 26 titres, superbement arrangés, qui vous réconciliront avec la musique classique (si besoin) et confirmeront votre amour pour la grande SOUL ! Merci madame !
   Mpls    ( 13/09/2009 )

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MAYER HAWTHORNE « A STRANGE ARRANGEMENT » [STONE THROW – DISCOGRAPH] 2 :

Drôle de personnage que ce Mayer, et on le calcule pas forcément de suite. Il est blanc avec des lunettes noires d’ado, il est grand avec un look classy des années 60. Il chante Soul comme un killer de la black musique américaine, mais en proposant tout de même un style nouveau entre rétro et deep-soul. Il est de Détroit et le fait savoir, ces influences sont les grands de la soul comme Barry White, Smokey Robinson, Isaac Hayes etc… mais finalement le style musical qu’il produit est assez différent. Observons ces 12 productions présentées une nouvelle fois comme le renouveau de la Soul ! Comme si elle avait besoin de renouveau ;)

Avec son air de dandy et de petit minet boutonneux, Mayer ne fait pas bonne impression quand on le voit … mais dès que le son arrive c’est surprenant. Une intro vocale rapide à la For You de P. ou des Take 6, puis le titre "strange arrangement" se pose. La voix mielleuse et de tête glisse sur un rythme non chalant à la caisse claire et des choeurs à la Boys 2 Men derrière. On sent qu'il a la mélodie des grands dès le départ, grâce à des textes et sonorités hautes en couleurs. "Just ain't gonna Work out" est basé sur des breakbeat toujours fait à la batterie ... une voix aigüe poussée et plaintive qui s'intercale entre deux riffs de gratte rythmique.

"Maybe so, maybe no" ammène des cuivres et du piano aux sons. c'est frais, enjoué. On a vraiment le sentiment d'être retournée à la rande époque de la soul 70's du michigan, c'est bluffant ! mais pas rétro ! Le titre d'après et très R&B 60's à la sauce R. SAADIQ dans sa dernière prod. Puis une ballade "I wish it would rain" où j'ai cru entendre un slow de Earth Wind and fire au 1er abort. Les mélodies sont chiadées et simples, comme tout bon morceau soul qui se respecte. il a tout pigé et on est plus du tout, mais plus du tout surpris que Stones Throw lui ai donné sa chance ! Quel talent ! C'est une vraie voix unique et une nouvelle prod qui sera rapidement à la mode. Bref grand album, dans mes favoris de la rentrée. A surveiller de près ... reste à savoir ce que le bougre vaudra sur scène !!
   Mpls    ( 27/08/2009 )

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JESSE DEE : "BITTERSWEET BATCH" [MUNICH REC. - DEE MUSIC] 2009 :

Un nouvel ovni Soul ! Une bizarerie bienvenue en ces temps moroses. Voici un original, dîplômé d'arts, musicien compositeur ... qui traine ses baskets de jeune dans la ville de Boston aux USA. L'album (son 1er) est énergique, dépoussiérant un style archi copié, avec ici une toute nouvelle touche d'originalité. C'est influencé par Sam Cooke, Etta James, james Brown, Jackie Wilson ... mais sans jamais les imiter. Son style vocal est unique ... sorte de puceau déraillé, qui aime crier son amour des femmes et de la bonne bouffe ! Une prise son un peu lointaine, mais avec intonations toujours justes. C'est étonnant et très frais ...

Les 12 titres, enregistrés live en studio, en analogique, sonnent comme s’ils avaient été enregistrés dans les meilleurs studios des maîtres de la soul des 60’s et 70’s. Des cuivres (qui ont joué avant avec Susan Tedeschi) parfaits, un côté US-profond, vieillot, mais toujours soul-full. Parfois un style un peu country avec "slow down" ou "My two feet", le genre est surprenant, car cela ne tombe jamais dans la ringardise (malgré la pochette laide et le style rétro résolument choisi pour illustration.) Avec "Over and over again", 1er slow soul, on sait qu'on est dans la court des grands, car la voix est délicate et subtile, l'ombre d'Otis n'est pas loin (sans la force vocale). Idem pour "Remember me" superbe ballade accoustique à la guitare, où on aimerait être au coin du feu sur la plage ...

Puis le funky "Reap what you sow", où les cuivres assurent un rythme binaire frappé, sur une ciasse claire roulée et subtilement frolée. Les mélodies s'enchaînent, les grooves aussi ... avec une voix de plus en plus appréciable et ludique. Jesse le dit lui même, entre la peinture et la musique, il a récemment décidé de se tourner vers les notes et la soul ... OUF ! Heureuseent pour nous ... alors encourageons le avant qu'il ne change d'avis.
   Mpls    ( 01/07/2009 )

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LEE FIELDS "MY WORLD" [TRUTH & SOUL / DIFFER-ANT] 2009 :

La carrière de Lee Fields commence en 1973 avec le single "Let's Talk It Over / She's A Love Maker". Après plusieurs singles comme "The Bull is Coming" ou "The Funky Screw", son mimétisme et sa ressemblance tant physique qu'au niveau vocal avec le Godfather of Soul, fait qu'on le surnomme rapidement le Little JB ! Son premier album par contre sortira relativement tardivement. En effet il faut attendre 1979 pour que le LP "Let's talk it over" voit le jour ! Les 80's sont peu prolifiques pour Lee et il faudra attendre les 90's pour qu'il fasse à nouveau parler de lui, grâce entre autre au renouveau de la vague deep funk. En 1998 sort le deuxième album de sa carrière "Let's a groove on" chez Desco Records. Puis en 2002 c'est chez Soul Fire qu'il sort l'album "Problems". Il va aussi participer à de nombreux albums dont ceux de The Soul Providers, Sharon Jones, ou encore les Sugarmen 3 en 2006. Il va surtout se faire connaitre en France à partir de 2004 autours ses nombreuses collaborations avec Martin Solveig où il est le vocaliste principal de tubes comme "I'm a good man", "Everybody", "Jealousy" ou encore "I want you". En plus d'être présent sur les titres, il l'est aussi dans les clips ("Jealousy") voir même sur scène.

Il sort donc ce nouvel album "My World" à une des périodes les plus prolifiques de l'artiste chez Truth & Soul, le label complémentaire au label Daptone, Outre-Atlantique. D'ailleurs Lee Fields n'est pas seul puisqu'il est accompagné de The Expressions, groupe constitué entre autre de Leon Michels (créateur de Truth & Soul, producteur de l'album et également leader du groupe El Michels Affair) et de Thomas Brenneck qui décidémment est particulièrement prolifique même en dehors de the Dap Kings, the Budos Band ou the Menahan Street Band ! C'est donc accompagné par une équipe de choc que "My world" a vu le jour, dévancé par quelques 45t qui sentaient déjà bon la Soul Music avec un grand "S".

En effet on a à faire ici surement à l'album le plus soul de Lee Fields. Pas de uptempo ravageur, non, on baigne dans une ambiance plutôt mellow et soyeuse entrecoupé parfois de mid-tempos plus rythmés mais à peine ("Money is King"). L'ensemble est digne des grands albums de soul sudiste des 60's et des 70's, avec des orchestrations soignées : violons subtiles, cuivres racés, choeurs doux et harmonieux, percussions hypnotiques...On pense d'ailleurs aisément aux stars du genre tel que Al Green ou Sam Cooke. L'album s'écoute du début jusqu'à la fin avec une délectation évidente, avec un enchainement évident des morceaux sans que l'on ne s'ennuie une seule seconde !

Voici donc surement l'album soul de l'année 2009 et l'on espère qu'il sera l'occasion de reconnaitre Lee Fields à sa juste valeur : un grand nom de la soul music ! Rentrez dans son monde : réellement accueillant pour tous ceux qui veulent se faire du bien aux oreilles !
   Boogie Bass    ( 10/06/2009 )

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NAOMI SHELTON & THE GOSPEL QUEENS "WHAT HAVE YOU DONE MY BROTHER" [DAPTONE REC. / DIFFER-ANT] 2009 :

Naomi Shelton (ex Naomi Davis) n’est pas une chanteuse de gospel ordinaire. Bien qu’ayant commencé à chanter dans une église de l’Alabama aux côté de ses sœurs, elle a passé la majeure partie de sa vie à se produire dans les club soul music de New York. Cet album sorti chez Daptone diffère des sorties habituelles du label. En effet à mi-chemin entre gospel, ryhtm'n blues et soul, celui-ci propose un son plus roots qu'à l'accoutumé. Pas question de funk qui tache ici ! Ont participé à la réalisation de l’album Tom Brenneck (Menahan Street Band), Homer Steinweiss et Bosco Man (Dap Kings), ainsi que Sharon Jones dans les choeurs sur certains titres ! A réserver aux aficionados du genre donc !    Boogie Bass    ( 05/06/2009 )

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DA*J*LA "THE MEANING OF LIFE" [UNDERDOG RECORDS] 2009 :

DAJLA est une ovnie de la nouvelle soul française, qui mélange les cultures, les sons, les origines, les influences, les styles ... Djala est la traduction arabe du Tigre, la rivière qui coule à travers les vallées, montagnes et déserts de Turquie et d'Iraq. Née d'une mère franco-américaine-gitane et d'un père kabyle-tunisien, elle est très tôt virtuose du piano et de la basse ! deux ans après la sortie de son 1er disque "soul poetry" salué par la presse, elle revient plus forte d'expériences diverses et scéniques.

Le style est entre hip-hop, soul, et jazz aux accents afro. Afrodelic Soul comme elle aime dire ... A noter dans ce disque la présence des artistes Dr Madd Vibe, Allonymous, Magic Malik et Anthony Joseph qui ont apporté leurs contributions sur plusieurs titres. On comprend alors que l'album soit éclectique, multi-influences, et sacrément bien dosé. Produit par Benjamin "Benji Blow" Bouton, producteur hip-hop/afro reconnu, ce disque coule tout seul, comme la rivière qui porte son nom ! Les rythmiques restent "naturelles", organiques, avec une caisse claire tapée sèche comme dans les disques des The ROOTS. La voix est chaleureuse, au style spoken word maitrisé, toujours en place jamais lassante.

La production est chiadée, comme sur le titre d'ouverture "24/seven" qui en montre l'exemple. Le titre "the meaning of life" est très groovy, un poil psychadelique au début, puis reggae-bossa dans le rythme, sur lesquel elle pose des textes accrocheurs et rageurs. "Hold me" fait la part belle à la basse, et je me surprends à penser à Erykah Badu, pour sûr, presque même niveau ! Sur break your chains" des voïcoders apparaissent, Funkadelic n'est pas loin, puis finalement la rythmique lourde et binaire très Hip-hop prend le dessus, pour un ensemble très réussi et osé. l'âme de Jill Scott n'est pas loin sur beaucoup de titres, un qui retient notre attention est l'hymme à l'anti-racisme "R.A.C.E.S" avec magic Malik, très planant, et conceptuel (Races, do not exist" ...

L'album est varié, dansant, poétique, funky et hot ... braf, une belle révélation pour ceux qui ne connaîtrait pas encore cette perle vocale ! Une belle rencontre, comme lorsque l'on vogaye ... à goûter.
   Mpls    ( 06/04/2009 )

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HESTON "STORYTELLER" [ DôME RECORDS] FEV 2009 :

Heston, nouvelle sensation SOUL sophistiquée, est originaire de la Dominique mais à fait ses débuts au sein de la scène d’Atlanta. Une âme soul mélodieuse et raffinée rappelle de par ses origines caribéennes celle de Leon Ware ou de Marvin Gaye.

Le son est proche de celui de Maxwell, production chiadée, ambiance sexy et raffinée. La voix est pure et parfois androgyne. 15 titres dont deux duos. (dont un avec la charmante Angela Johnson (Dream eyes)). Il a la vibe des années 70, très mellow, et un brin de modernité dans les sonorités jazzy. Cet artist promet ... ce n'est que son deuxième projet après un EP en 2005.

C'est très prometteur et il figure parmis mes coup de coeurs soul de ce début d'année. Bel opus avec beaucoup de variations et de chaleur. A vous de juger ... en écoutant jusqu'au dernier titre "songbirds" véritable hommage à tous ses maîtres qui vous fera planer ... Heston ! Racontes nous encore d'autres "histoires" ;)
   Mpls    ( 22/02/2009 )

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MENAHAN STREET BAND : "MAKE THE ROAD WALKING" [DUNHAM / DIFFER-ANT] 2008 :

Thomas Brenneck est un des musiciens les plus prolifiques de la scène soul-funk actuelle, Outre-Atlantique. Non content d’être le guitariste vedette des Dap-Kings, il est aussi un des éléments essentiels de The Budos Band, et accompagne entre deux cures de désintoxication, et lorsqu’elle est disposée à rentrer sur scène, la diva soul shootée et capricieuse Amy Winehouse. Mais comme si cela ne lui suffisait pas il a crée une division à l’intérieur du label Daptone : Dunham. Menahan Street Band est donc la première sortie de cette nouvelle écurie.

Pour ce nouveau projet, Tom s’est entouré de musiciens amis, des groupes comme les Dap-Kings, Antibalas, El Michel Affair, Mighty Imperials, The Budos Band…Je ne vous fais pas un dessin, vous l’avez compris c’est du lourd ! En 2007; un premier 45t du collectif sort dans les bacs : « Make the road by walking ». Un single qui retient l’attention d’un certain Jay Z qui samplera ce morceau pour son titre « Roc Boy (and the winner is…). Puis fin 2008 est sorti enfin cet album de dix pépites instrumentales, aux ambiances soul mid-tempo. Mais pas seulement car les influences des membres du groupe imprègnent les compositions, ce qui fait que l’on est souvent au croisement de contrées latines, afro, jazz…Finalement c’est un peu comme si « Make the road by walking » était prêt pour être la bande son d’un film imaginaire. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si à côté des productions originales s’intègre la reprise de « Going the distance » de Bill Conti issue de la bande originale du film de « Rocky ». On est bien sur loin d’un univers funky tonitruant, c’est plutôt la subtilité des orchestrations et l’atmosphère parfois mélancolique qui émane des morceaux qui en font tout son intérêt !

Les Menahan à peine après avoir sortis ce premier opus sont déjà sur le pied de guerre pour mettre en avant avec Charles Bradley un nouveau projet ! Un avant goût nous a déjà été proposés avec deux 7’’ de qualité ‘The World / Heartaches and pain » et « The Telephone song / Tired of fighting ». L’aventure Dunham ne fait que commencer, prédisons lui un brillant avenir pour le plus grand plaisir de nos oreilles.
   Boogie Bass    ( 16/02/2009 )

En savoir plus sur le groupe   -   Le Myspace de Dunham

 


ABRI "SUNCHILD" [AUTOPRODUCTION] 2007 :

Voici un album qui n'est pas une nouveauté car, sa sortie date de 2007, mais il a le mérite qu'on s'attarde sur lui ! Pourquoi me direz vous ? Et bien tout simplement parce que ce groupe a une origine des plus inattendue dans le milieu Néo-soul, et dans la musique groove en général. Les Emirats Arabes Unis, voilà d'où vient Abri et plus particulièrement de Dubaï. Le groupe est donc composé du lead vocal Hamdan AL ABRI et de Julian SYMES(claviériste) qui ont formé ABRI en 2005. En seulement 2 mois, le duo avait enregistré assez de pistes pour produire leur premier album, ils seront rejoint dans leur aventure, par Rami LAKKIS(bassiste) et André ATHERLEY(batteur). Hamdan a été très influencé par la musique d'Afrique de l'Est grâce à son père, mais également par le hip-hop & le R'n'B, mais aussi par un rock band dont il a fait partie quand il vivait à Miami aux début des années 2000.

Grace à sa culture musicale très variée et avec l'aide de ses deux amis Anglais André & Julian qui maitrisent très bien le style jazz/funk/bossa nova mais aussi reggae & salsa, le groupe a su marier tous les styles, ce qui nous donne un formidable album aux sonorités jazz/soul/pop, un véritable voyage. On peut entendre une tout petite ressemblance avec John LEGENDE sur certains morceaux comme le très Jazzy « point of view » ou encore sur « Hotel room ».

Abri à partagé plusieurs scènes au Royaume-Uni & à Dubaï avec entre autres Kany West, Mika, Shaggy, Ziggy Marley, le très bon groupe de rap des années 90 Arrested Development... et j'en passe. Ils ont aussi remporté le battle « A piece of yourself » des plus grandes stations de Radios et ont vendu plus d'albums que tous les groupes locaux et leur album « Sunchild » sorti en Nov.2007 au Moyen-Orient & en Afrique du Nord,s'est placé au top 10 des ventes Virgin Mégastore mettant au passage une raclé à Justin Timberlake et 50 Cent. Un nouvel Album est prévu pour 2009. Bref un agréable disque a écouté n'importe où !
   MAAS    ( 11/12/2008 )

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LIQUID SPIRITS "MUSIC" [KINDRED SPIRITS / LA BALEINE] 2008 :

Liquid Spirits, groupe de huit membres venu tout droit de l’autre pays du fromage, j’ai nommé les Pays Bas, pourrait bien devenir une des grandes révélations de l’année 2009. Révélation ? Pas tout à fait. Tout d’abord parce que les deux leaders et producteurs Manuel Hugas et Wiboud Burknes (accessoirement également bassiste et claviériste du groupe), avaient collaborés depuis 2000 avec des artistes aussi prestigieux que N’Dambi, Carleen Anderson, Léon Ware, Michael Franti et Sandra St Victor. D'autre part les Liquid Spirits on également accompagnés sur scène les Daughters Of Soul (un collectif composé des filles de célèbres artistes : Lalah Hathaway, fille de Donny, Indiria Khan fille de Chaka, Simone, fille de Nina Simone…). Mais surtout parce qu’un premier album éponyme est sorti en 2006 créant déjà l’unanimité auprès des critiques et des spécialistes à l’époque.

Ce deuxième album intitulé « Music » confirme donc le talent du groupe, au point de concurrencer largement les pointures néo soul américaines du genre enfermées dans des carcans et des productions parfois insipides et sans âme justement. Ici cet album sent la sincérité et l’authenticité de A à Z, s’inspire autant des influences soul du passé que des courants plus récents. Il faut dire que le quator vocal (Jasmin Tusdjadia, Dedre Twiss, Lo Van Gorp et Brian Zalmijn) y est également pour quelque chose, dans la réussite de cet opus. Si des morceaux comme « Mélodies » avec en featuring le légendaire Léon Ware, « Music » ou « Melodies » nous invitent à nous replonger, dans les classiques indémodables du genre (façon Minnie Ripperton), « Higher ground », « Say it Ain’t so » ou « Sacred state of mind » sonnent beaucoup plus contemporains. (on pense parfois dans le mélange chants masculins et féminins à Koffee Brown). Les bonnes surprises viennent également des ambiances hip hop jazzy soul à la A Tribe Called Quest & Jay Dee, avec l’excellent « If you don’t love me » feat. Phonte (de Little Brother) et « No one » feat. Melodee dans un esprit à la T-Love !

Pour le difficile exercice du second album, les Liquid Spirits nous prouvent que l’on peut compter sur eux pour faire partie du cercle fermé des grands groupes de la soul européenne, tout en donnant un sacré coup de pied dans la fourmilière des poids lourds américains. Inspiré, mélodieux, véritable appel à la spiritualité ou à la volupté, « Music » nous propose tout ce que l’on peut attendre d’un bon album de soul : de l’émotion ! Précipitez-vous sur cette nouvelle sortie du label Kindred Spirits, ou offrez la à Noël, vous ferez à coup sur des heureux !
   Boogie Bass    ( 01/12/2008 )

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SOPHIE DELILA " HOOKED" [ULM- UNIVERSAL] 2008 :

Ok, nous sommes en face d'un produit assez porté par la pub et les grosses machineries de la distribution musicale actuelle. On tente de nous vendre la nouvelle voix soul. Hey bien non, rien de révolutionnaire, mais tout de même une belle voix et une belle énergie. Sophie, la française exlilée aux states puis à Londres, nous présente un bel album entre Soul Vintage et rock.

Enfant de la balle passée par le Berklee College of Music de Boston, la chanteuse a fait ses armes dans l'ombre. C'est donc à Londres que Sophie Delila a trouvé sa voix. « Cette ville est un labyrinthe de musiques. J'ai côtoyé une scène artistique incroyable. J'ai aussi découvert la vie dure et la compétition... Londres m'a fait vivre des choses et ça alimente les chansons. » Les influences de Stevie Wonder, Aretha Franklin, Ray charles, mais aussi les Beatles, Kravitz etc ... se font sentir. Vous ajoutez la touche actuelle de Steve Booker (producteur de Duffy) et vous obtenez un son assez magique. La voix est claire, parfois rauque, toujours très travaillée. Sorte de Nelly Furtado qui renie moins son côté soul à l'ancienne. Cela dit, les rythmiques sont pas si groove que cela, toujours teintées de pop ou de rock. Ce qui fait que cet album n'est pas un pur produit soul. M'enfin, arrêtons nous sur certaines performances, comme la ballade "Another world" voix et piano, où l'ont peur ressentir toute le grain de la voix de la miss. C'est sensuel, beau, plein d'âme, comme les grandes divas.

Que des compositions, vraies interprétations inédites, donc toujours interressant de s'arrêter sur un talent d'écriture comme celui-ci. Parfois trop pop pour moi (comme "this town", mais après chacun y trouvera son style préféré. "Spirit of love", lui, dégage un groove blanc, avec des envolées vocales interressantes.

Bref au total, une fille glamour à surveiller, surtout si elle ne se perd pas trop dans le son rock, parfois assourdissant.
   Mpls    ( 14/11/2008 )

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ALICE RUSSELL "POT OF GOLD" [LITTLE POPPET / DIFFER-ANT] 2008 :

Oubliez Amy Winehouse ou Duffy ! La vraie soul diva Outre-Manche se nomme Alice Russell. Plus enclin à collaborer à des projets artistiques plus intéressants les uns et que les autres ces derniers mois aux côtés de Fat Freddy’s Drop ou Mr Scruff par exemple, qu’à faire la une, des pages people, on sait désormais qu’il va falloir compter avec la voix si particulière de la miss. Après trois albums chez Tru Thoughts (un véritable album studio sorti en 2005 « My favourite letters » et deux compilations résumant ses collaboration et remixes « Under the Munka Moon » et « Under the Munka Moon II » sorties respectivement en 2004 et en 2006) la voici de retour sur un nouveau label, le sien : Little Popett Records ! En effet voulant prendre son destin en main, avoir la totale maîtrise de son art, celle-ci a décidé de créer sa propre structure afin de faire rimer créativité avec liberté. Elle s’entoure malgré tout de son producteur de toujours : TM Juke. On ne change pas une équipe qui gagne !

Ce nouvel album met en valeur indéniablement tout le talent vocal de Alice. Celui-ci puise dans des inspirations diverses mais complémentaires : nothern soul (décidément très à la mode en ce moment), jazz, raw funk, gospel et même pop. Si quelques titres sont tout de suite repérables pour être des bombes dancefloor potentielles : « Turn and run » ou « Two Steps » par exemple, l’esprit général de l’album est de proposer des compositions plus introspectives, qui mettent en avant l’énergie soul au sens littéral du terme, c'est-à-dire celle où l’âme prend tout son sens. La musique est véritablement au service de sa voix donc et non l’inverse. Par exemple, la réinterprétation du « Crazy » des Knarls Barkley met tout le monde à l’amende sans aucun problème ! Un des titres les plus intéressants est « Let us be loving », avec son gimmick électronique, pâte reconnaissable de Tm Juke, qui ne tombe pas pour autant dans une mièvrerie à la sauce trip hop. Enfin mon coup de cœur ira sur « Got the hunger ». Une guitare rythmique efficace, un solo d’orgue, jouissif, une orchestration épurée mais qui monte en puissance, des voix gospels dans le refrain, tous les ingrédients sont réunis pour en faire un morceau qui plaira aux aficionados.

« Pot of Gold » est de toute façon rempli de hits underground potentiels. Et soyons clair Alice Russell s’installe définitivement parmi les artistes incontournables dans l’univers de la soul music ! On l’attend de pied ferme pour son passage à Paris le 27 novembre prochain mais surtout pour sa tournée française programmée en février et mars. L’occasion pour ceux qui n’auraient pas encore eu la chance de la découvrir en live, de vous démontrer que Alice a vraiment ce tout petit supplément d'âme, cet indéfinissable charme, cette petite flamme !
   Boogie Bass    ( 06/11/2008 )

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TY STEPHENS "AQUARIUM MIND" [TSR03] 2008 :

Ty Stephens est né à Philadelphie, basé à New York et chanteur dans le SOUL CAFE de NY. C'est aussi un compositeur et auteur de chansons. Il est aussi apparu dans les comédies musicales de Broadway comme "Sophisticated Ladies" et "Marilyn An American Fable". L'artiste a partagé la scène et enregistré avec divers artistes de renom tels que Harry Belafonte, Phyllis Hyman, Gregory Hines, Les Commodores, Eartha Kitt, Allyson Williams, Cheryl "Pepsi" Riley, Smokey Robinson, Patti Austin, Jeffrey Osborne, Toshi Kubota, Baba Olatunji, Nile Rodgers etc.

Il sort son 2ème album, et c'est une vrai révélation Soul-funk-jazz. Il chante du R&B contemporain, de la soul, sur des rythmiques toujours jazzy-funky. Sa voix, vraie arme, est une perle de pureté et de contrôle. Il se rapproche de stevie Wonder, ou Donny Hathaway par moments. L'influence dans le style d'Al Jarreau ou Nat King Cole se fait ressentir.

Son 1er titre "Waiting" est un trip funky basé sur une basse très prononcée et des cuivres homnis présents, et une rythmique un peu latine. Des solos de synthés, de sax, de percus agrémentent le tout. c'est bien fait, et toujours entrainant. Avec "The power", le style ballade soul se précise, malgré la présence de guitares. L'ombre de Chaka khan n'est pas loin dans le style des mélodies choisies (un hommage est rendu d'ailleurs en fin de disque avec "Chaka!". Puis "What does your heart say?" un groove plus binaire se met en place, avec toujours des envolées vocales super douces et puissantes. "Skydance" enregistré en live, est une perle de groove, mettant en avant ses fabuleux musiciens qui l'accompagne. Le reste est tout aussi surprenant, des choeurs parfaits qu'il fait lui-même, un felling sexy, etc.; on est, c'est sûr, face à un grand artiste en pleine croissance. Sensel, pro, efficace, mélodieux, TY a tout pour plaire.

Ballades, grooves funky, sonorités jazzy, latines, R&B etc ... il est difficilement définissable ... il me reste donc plus qu'à vous conseiller de l'écouter sur les deux liens si dessous. Il a tout pour plaire ! Et, en plus, Mesdames, il est beau gosse ! A découvrir ... mais en import !
   Mpls    ( 19/10/2008 )

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AMP FIDDLER / SLY & ROBBIE "INSPIRATION INFORMATION" [STRUT REC. / PIAS] 2008 :

Après le confidentiel "Rare & Unreleased" sorti juste avant l'été, Amp Fiddler revient avec un projet plutôt excitant sur le papier. En effet le label Strut a eu l'idée de lancer une nouvelle série intitulée "Inspiration Information" qui doit mettre en avant la rencontre d'un artiste et d'un producteur célèbre, souvent admiré par l'interprète. C'est donc Amp Fiddler qui ouvre le ballet avec les légendaires jamaïquains Sly & Robbie, à l'origine de plus 2000 morceaux dans des styles différents, (mais avec une prédominence évidemment de reggae).

En fait cet album est bien plus intéressant sur le principe que dans l'écoute. Non pas que celui-ci soit mauvais loin de là. Ceux qui ont apprécié les précédents opus de l'ex clavier de George Clinton apprécieront "Inspiration Information". Des morceaux comme "Crazy day", "Drama Inside" "I fell the dragon" ou la bonne reprise de son "Believe in me" sont dans la lignée de ce que l'on connait de Amp. Les bonnes surprises viennent donc plutôt des morceaux reggae-soul où la pâte de Sly & Robbie se fait sentir : "Lonely" et "U" en sont de parfais exemple. Le titre le plus important de cet album est surement "Blackhouse (paint the white house black)", non pas à cause de sa tructure musicale nu-soul plutôt classique mais plutôt par son discours phrophétique, qui espére voir pour la première fois un candidat noir à l'election présidentielle américaine atteindre la fonction suprème de l'état. Une sorte de "I have a dream" musical façon 2008 !

Au final il est vrai qu'il aurait été intéressant d'avoir ici un projet plus audacieux, où Amp Fiddler aurait explorer avec Sly Dunbar, le batteur et Robbie Shakespeare le bassiste, des univers nouveaux teintés de dub ou de drum 'n bass par exemple. Mais ne boudons pas notre plaisir, pour toutes les raisons précitées, cet album risque de suprendre sur la durée et de devenir pourquoi pas un futur classique. In Amp We Trust !
   Boogie Bass    ( 16/10/2008 )

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