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BOOSTER « SLOW IS BEAUTIFUL » [BELIEVE / UNDERDOG RECORDS] 2010 :

Superbe 2ème opus tant attendu, 9 ans après le fameux « Loop in release » de 2001, qui avait été repéré et aimé par le label Blue Note, Nova, et toute la presse spécialisée comme nous. L’univers d’Olivier Armbuster, alias Booster, est toujours aussi jazz et electro-funk. Le mélange des styles est peut-être encore plus radical, plus brut. Entouré de 5 musiciens de talent (François Faure au Rodhes, Guillaume Dutrieux à la trompette entre autres) et de la maintenant très célèbre chanteuse d’origine camerounaise, Sandra Nkaké (qui est définitivement partout en ce moment (TribeQA, Push Up, Rozoff, Gréments, etc …) ; ce disque est un chef d’œuvre du genre. Sandra brille de sa voix soul sur les trois 1ers titres, qui donnent le ton à cet opus jazz-funk-electro.

Booster aime le minimalisme, le mélodieux, l’inventif et l’expérimental. Ses influences de l’enfance se font sentir, comme Miles Davis, Duke Ellington, Prince ou encore Georges Clinton. Son instrumentation réside sur l’utilisation fine de sampling, de percus, de cuivres, de claviers, de flûte, de scratchs … le tout savamment dosé, pour un ensemble cohérent et surtout pas surchargé. C’est très audible, léger, et puissamment mélodieux.

Les deux electro-funky « Be your thing » et « Sex friend » balancent un gros son et une grosse rythmique très entrainante. Les deux tubes sont là ! Tout comme la 1ère fois, en 2001, ou le tube était évident (avec « You’re the one »). Puis, le jazzman fait vivre son âme au travers d’instrus psychadéliques « Lost in space », « Hold you » ou « proscartination » où les solos de trompette se diffusent sur des instrus minimalistes électroniques épurés. 9 titres enchanteurs au son si particulier que l’ont ne peut que vous inviter à l’écouter sur les plateformes d’écoute musicale du net, pour vous assurer pleinement que votre achat sera le bon et de loin une erreur. Booster est français, il vit près de chez vous, il invente et innove pour vous, alors ne le ratez pas. Aucune excuse !!
   MPLS    ( 03/05/2010 )

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DÃM-FUNK "TOEACHIZOWN" [STONES THROW - DISCOGRAPH] 2009 :

Voici un digne représentant du boogie Funk, ou funk planant intergalactique comme il aime décrire son funk ! DJ Dãm (prononcé Dame) sévit sur Los Angelès, en décriptant tous les sons des années 80's synthétiques, boogie styles, Electro-funk. Il a su créer son style entre funk rétro et modern funk instrumental et psychadélique. Un son androïde entre boîtes à rythmes et synthés planants vintages, qui rappellent Aurra, D-train, ou le Prince des débuts, ou le G-funk.

Après avoir bossé comme remixeur et pour des 1ères parties de De la Soul ou Animal Collective, il se lance dans l'aventure studio, en sans faire à moitié, car Mr se paye un double album de 24 titres. Quasi que des instrus, peu de voix, ou en arrière fond, des nappes gluantes de synthés, des rythmes percutants mais volontairement hors tempos. Parfois saccadé, parfois pas en place, pour donner une impression d'ennivrement et d'harmonies spatiales. Le style est définitivement unique. Producteur à l'époque du G-funk de Warren G (souvenez vous !) vous comprendrez d'où vient ce son si unique ! De lui ! Du coup il assure le futur du funk californien sans soucis ...

Quelques basses synthétiques, des effets de voïcoders, des beats léchés, finalement beaucoup d'électronique pour un projet funk électro novateur, mais aussi nostalgique. A découvrir sur son myspace et sur disque d'urgence. Ressortez vos backets, vos gros transistors démesurés et allez smurfer un coup sur ce boogie funk plaisant !
   Mpls    ( 01/11/2009 )

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PITCH & SCRATCH "HAMBURG HUSTLE" [LéGèRE REC.] 2009 :

Pitch & Scratch est une vraie surprise et nouvelle sensation ! Mon plus gros kiff depuis des mois. Voici un disque qui sort de l'ordinaire. Un mélange de samples, cuivres, vrais instruments funky et sons analogues. Le tout mixé à merveille ! En provenance d'Allemagne et précisément d'Hamburg, ils distillent un old funk traditionnel vers un nouveau son hypra chiadé entre électro de deepfunk. Une claque !

Multi instrumentalistes DJ Mzuzu et DJ Suro sont de vrais funkateers. Membres du live funk band "Superbad", qui officie dans le style de James Brown dans le nord de l'Allemagne, ils se sont enfermés trois ans en studio pour pondre cette perle de groove. "Hamburg Hustle" propose 11 heavy funk super rythmés, où les cuivres ont toute la place, donc évidemment très funky ! Les samples et les basses, percus, saxs, etc se mélangent à merveille. Les mélodies sont accrocheuses, les break beats topissimes, pas de chant, que des instrus avec samples de voix, et beaucoup de pêche !

Il est possible de le commander sur le site de Légère Recordings, ou en download. En juin 2009, il devrait sortir un peu partout. Mais n'attendez pas ! C'est très exitant de découvrir un feeling funk aussi chiadé ! On y trouve même du beat box, des violons, des flûtes et évidemment beaucoup de samples et boucles en tous genres. Tous les titres m'ont plu, donc je ne peux que vous conseiller ce patchwork funky à la sauce germanique. Les discothèques et DJ de Navarre devraient en prendre de la graine et surtout décider de diffuser ces artistes inconnus chez nous. Dj's, réveillez vous ! le dancefloor c'est çà ! ;) Leur 12" "Everybody move" vient de sortir et çà en dit long sur le programme de l'album ...
   Mpls    ( 10/05/2009 )

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MR CONFUSE "FEEL THE FIRE" [LEGèRE RECORDINGS] 2008 :

Mr CONFUSE alias Martin Streng, est un DJ producteur fou en provenance d'allemange, à Hannover exactement. Son 1er album complet est sorti en allemagne fin 2008, mais il nous a fallu quelques mois suplémentaires pour le repérer et vous le présenter. Ce type est un extra-terrestre de DJ ... il utilise des tonnes de samples, mais soupoudre le tout avec de vrais instruments funky des années 70 à nos jours (basse, guitares, orgue hammond, cuivres à gogo, percus etc). Le style est résolument funky et RAW-funk ! Cela groove sévère sur 14 titres enragés. Alternance de titres instrumentaux deep-funk, avec des titres chantés par de belles demoiselles aux voix soul parfaites. C'est étonnant et parfait !

Les cuivres sont à l'honneur, très mis en avant, des 10 aines de musiciens de studio trompetistes, trombonistes, saxophonistes se succéderont et joueront ensemble sur les beat de Mr confuse, pour un résultat organique naturel qui ne fait pas dut tout électro, mais bel et bien RAW funk pur jus ! Après une intro cuivresque, les beats s'enchainent, pour des gammes penchant parfois vers le hip-hop, ou le funk à la Newmastersound ... Tous les styles y passent comme la samba ou le Balkan, mais toujours avec la pêche du deep-funk ou des big band !

En 2005, il fonda une unité de production nommée "Breakout". Son 1er tube fut une reprise vitaminée de “Planet Rock” des Afrika Bambaataa qu'il a transformé en heavy funk. En 2007 il fut occupé à produire trois compilations mixées (Catch The Beat, Confunktion et Brazilian Cuts) qui ont bien marché en allemagne. Le voici désormais avec son album solo bien mérité, et très novateur ! Honnêtement, on ne voit plus la différence avec les samples (discrets) et le groove réel des instruments live, tout est parfaitement maîtrisé et fusionné, les solos de sax et d'orgue hammond C3 sont à mourir ... 20 musiciens viennent l'aider à donner une teinte bien funky à ses idées foisonnantes. belle claque et découverte que je vous recommande chaudement avec le sourire et confiance. Et merci à Légère Recordings de l'avoir repéré ... Dispo en CD, LP et digital ...
   Mpls    ( 08/04/2009 )

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TORTURED SOUL "DID YOU MISS ME" [DôME RECORDS] 2009 :

Les anglais savent aussi mélanger la soul à la house funky comme nos frenchy DJ's, ou le dancefloor style au soulful, comme vous voudrez ... mais ce groupe mérite d'être écouté (ici trois blancs becs polissés bien inspirés). Gilles peterson les a remarqué, car leur musique dancefloor est proche d'une prestation live, et peut donc être jouée partout. Les voix bien anglaises, sont très soul, avec des accents de john Legend ou AMP fiddler dans le timbre. Les rythmiques sont surtout faîtes par des boîtes à rythmes, des boucles, mais la guitare et les synthés-piano viennent naturaliser le tout ! Comme sur l'entêtant 1er titre "Home to You".

Puis "In my Fantasy" est un gros beat dance basé sur la basse, avec des claps binaires qui donnent un côté funky, auxquels ont ajoute une voix robotisée voïcodée. Tous les morceaux donne envie de bouger, très élancés, prêts pour les boîtes de nuits, mais sans le côté trop sofistiqué, ce qui fait le charme de cet album est aussi son côté naturel, simpliste, fait maison, et chaleureux.

Les synthés style années 80's envahissent l'espace parfois comme sur la base de "Your dream is my dream" sur un beat speed mais fait par de vraies cymbales ! Amusant. Puis vient une chanson plus douce, avec des accents de voix à la Maxwell, mais blanche, bien européenne ... "Another lover" lui, presque disco, basse-synthés, avec une mélodie à la Jamiroquai ... nous fait ressortir illico la boule à facette ! "Unsteady" titre exellent pop-funk, vraie pureté de voix et de feeling, me fait un instant décoller. Puis un hymne à la Tequila, sexy et latino, sur beat electro, nous montre tout l'éclectisme de ce groupe. Les 12 titres sont tous au final une belle surprise de combiné funk-soul-modern dancefloor ... avec une pochette ridicule certes ! mais du super son, vraiment frais et efficace !
   Mpls    ( 23/03/2009 )

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V.A : "FLY GIRLS !" [SOUL JAZZ RECORDS / DISCOGRAPH] 2009 :

Soul Jazz Records a l'habitude de sortir des compilations intélligentes depuis plusieurs années. Cette nouvelle mouture "Fly Girls ! B-Boys Beware : Revenge of the Super Female Rappers !". Si il y'a un mouvement musical et culturel qui a souvent fait preuve de machisme et considéré les femmes comme des objets, c'est bien le hip hop. Si celles qui sont sorties du lot ont souvent joué le rôle de femmes fatales objet de désir (Lil' Kim, Foxy Brown...) d'autres en véritables amazones du rap ont sur concurrencer les hommes sur leur propre terrain, en proposant même parfois un discours engagé voir revenchard envers la gente masculine. "Fly Girls !" rend donc hômmage à ces ladies qui dès la naissance discographique officielle du mouvement ont marqué leurs empreintes. Si certaines ont fait des carrières internationales et vendus des millions de disques, d'autres ont eu leur 1/4 d'heure de gloire en sortant un seul maxi.

Dès le début de l'aventure les femmes essaient de s'imposer. The Sequence, trio féminin composé de Cheryl The Pearl, Blondie et Angie B (de son vrai nom Angie Stone, future vedette de la nu soul),signera le deuxième single de l'histoire du label Sugarhill Records "Funk you up" (le 1er étant le "Rapper"s delight" de Sugrahill Gang). Ici on les retrouve avec un autre de leur classique "Simon says" en 1982. On retrouve également Lady B, une des premières MC's au féminin originaire de Philadelphie. Animatrice de radio elle sortira son single "To the beat y'all" dès 1979, et son premier album dans la foulée. La plus obscure Tanya Winley sortira elle aussi dès 1979 son premier maxi "Rhymin'and rappin' / Watch dog" mais c'est avec son "Vicious Rap" de 1980, qu'elle marque son empreinte.

Dès 1983 la relève arrive : un certain Marley Marl signe la production de la jeune Dimple D, avec "Suckers Dj's", une réponse au "Sucker MC's" de jeunes outsiders de Run DMC. Le titre se classera dans les charts sept ans plus tard remixé par le même Marley Marl. Mais surtout ce dernier ne sera pas innocent au succès de Roxanne Shanté la véritable star féminine du hip hop au milieu des 80's. Son "Bite this" sorti un an après son classique "Roxanne's revenge" est d'une redoutable efficacité. Une certaine Sparky D avec son "Sparky's turn (Roxanne you're through)" tentera de se mettre à niveau en réponse au "Roxanne Wars" de Miss Shanté. Si Sparky n'a pas fait une carrière fulgurante son "I can't stop" reste sympathique. C'est à la même époque qu'une certaine new yorkaise du nom de Lana Michele Moore, MC Lyte pour le grand public commence sa carrière. Plus de 20 ans plus tard, toujours bien présente elle a enchainé plusieurs tubes dans les 90's. Mais son "Cha cha cha" de 1989 extrait de son deuxième album "Eye on this" reflète bien l'authenticité de ses débuts.

Si dans cette période c'est encore l'est des USA qui mène la danse, rapidement l'ensemble du territoire américain va être submergé. A Los Angeles, JJ Fad en lien avec NWA et les Fat Boys sort son premier album en 1988 intitulé "Supersonic" etproduit par Dr Dre et Yella. Au sud, à Miami, une certaine Anquette se fait remarqué en 1986 avec on "Throw the P" une réponse au "Throw the D" de 2 Live Crew. Deux exemples qui illustrent l'effervescence grandissante qui existait dans la pays. Tout comme d'ailleurs en Europe où le mouvement hip hop fait des émules en France en particulier, comme le montre le titre des Two Sisters avec "B-Boys beware", un electro-funk à la Afrika Baambataa mais aussi au Royaume Uni (She Rockers avec "Give it rest" ou encore Cookie Crew avec "Success").

Voici quoi qu'il en soit une compilation complète qui passe en revue près de trois décennies de hip hop au féminin, qui n'oublie pas les stars du genre (Queen Latifah ou Missy Elliott) mais aussi les artistes plus underground (l'excellente Bahamadia de Philadelphie). Alors que l'on fêtera cette année les 30 ans de la naissance discographique du hip hop, il était temps de rendre hômmage à ces b-girls ! C'est chose faite !
   Boogie Bass    ( 08/03/2009 )

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MR SCRUFF "NINJA TUNA" [ NINJA TUNE - PIAS] 2008 :

Ce DJ anglais a vraiment du talent ! Voici selon certains son meilleur album ... et ils ont raison ! Ninja Tuna est un album écléctique, original, assurément groovy. AUx tendances électro-funk et sur samples de jazz, cet album se permet beaucoup d'originalité. 13 titres pour vous ravir.

Construit essentiellement à partir de samples de jazz, l’ensemble nous renvoit souvent à la période acid jazz agrémenté de quelques incursions electro plutôt convaincantes. Il est aidé par des invités de marque tels que la fameuse Alice Russell, Quantic, Roots Manuva ou pete simpson. Mr Scruff a su rester un gros poisson en matière de groove chaleureux et entraînant. STyle efficace, pochette sympa, des beats forts, des voix, bref une vrai variété de styles bien mélangés. Dès la soul jazz de “Music Takes Me Up” (featuring Alice Russell) ou le cartoonesque “Donkey Ride”, l'album vous emballe. On note aussi le groove énrome sur les basses transendantes de "bang the floor" et "get on down" (plus house). La fraicheur des titres "Kalimba" et "This way" ou même les accents latinos sont aux rendez-vous, nous ravissent.

C'est donc un bon album, bien mixé, qui rentre vite dans la tête ! Attention, danger ! Effets d'addictions possibles ... Le gros poisson va déverser son groove chez vous ... pensez à le nourir !
   Mpls    ( 07/11/2008 )

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FUNKATIZED "FUNKATIZED" [AUTOPRODUCTION] 2008 :

Le duo allemand, composé de DeeGee et En Bee, propose dans son album (sortie le 25 Avril 2008) un mélange clairement exprimé de groove funk et electro. Les titres seront vraisemblablement disponibles que par téléchargement mp3, via leur site internet.

Dès le premier morceau, on est pris par le rythme, les sons du clavier, les riffs de guitare, ça s'écoute tout seul. Et pour les 14 titres de l'album, on se laisse également prendre au groove. Mais il manque de vocaux sur les titres, et au final, si on est vite conquis par l'ambiance générale, on peut rester sur la désagréable impression qu'on a affaire ici à un album d'ambiance justement, funk-electro certes, mais qu'on imagine destiné aux endroits lounge, et pas aux parties funk...

De plus on peut regretter que le disque ne sorte pas en support physique, CD pour le grand public et vinyl pour les DJ's avec pourquoi pas une mise en avant avec maxi, des remixes et des guests vocaux ! Mais ne boudons pas notre plaisir pour un premier essai, c'est une bonne surprise qui ne demande qu'à mûrir avec le temps ! Longue vie à Funkatized !
   Djaif    ( 21/04/2008 )

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CHRIS JOSS "TERAPHONIC OVERDUBS" [ESL MUSIC-NOCTURNE] 2008 :

Voici un artiste électro fynky sympathique, qui arrive avec une collection de grooves multicolores, de la funky Library qui puise son inspiration dans la diversité de la Library music des 60's tout en melangeant des éléments cinématographiques et la production innovante qui font son image de marque.

13 titres instrumentaux avec samples vocaux, grooves un peu psychadéliques, et parfois hallucinatoires, avec des mélanges de sons pas communs, des sons rétro agrémentés de voix pop et d'ambiance blaxpoitation. Des solos d'orgues hammond pas dégueux, sur des basses électro bien funky ... Tout est joué et composé par le maître, et on sent qu'il se régale. Il aime les 60's et 70's mais adore les années 2020 ! Alors il décide de mélanger et inventer.

Des flûtes, des synthés, des scratchs, des beats samplés, des nappes de violons, tout y passe, sur des rythmiques trip hop ou big beat ou funk 70's ... bref le mélange est tellement éclectique qu'il est difficile de le décrire. On voyage, on s'amuse, on se croit dans des B.O de films, mais c'est tout le temps groovy et funky.

Chris Joss ? Multi-instrumentiste autodidacte et producteur autonome, Chris Joss n’est pas exactement ce que l’on peut appeler un nouveau venu sur la scène globale. Ayant vécu à Paris et Londres dans les 90's Joss digère les différents courants musicaux bossant comme ingé-son et jouant dans plusieurs groupes. En 95 Chris Joss enregistre son premier album The Man With A Suitcase, la bande originale d'une série imaginaire des années 60, inspirée par Lalo Schifrin, John Barry, Quincy Jones, Laurie Johnson, mélangeant instruments (drums,basse, gtr) et électronique. Mars 2004, Chris Joss sort son 3eme album "You've Been Spiked" sur le label indépendant Cristal Records. Seul instrumentiste à bord, Joss revient à ses premiers amours : la musique des 60's et 70's, lignes de basse funky, guitares wah-wah, pulsations d’orgue Hammond et de Rhodes et batteries au son tonitruant.

Qui se plaindera ? Ce nouvel album est pareil ... et çà fait du bien de connaître ! Sortie le 03 mars !
   Mpls    ( 24/02/2008 )

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GALACTIC "FROM THE CORNER TO THE BLOCK" [ANTI-] 2008 :

Groupe crée au milieu des années 90 à la Nouvelle Orléans, mené de main de maître par le batteur Stanton Moore, entouré du bassiste Robert Mecurio, du saxophoniste Ben Ellman, du clavieriste Richard Vogel et du guitariste Jeff Raines, le quintet n’en ai pas à son premier coup d’essai avec cet album, loin de là ! En effet dès 1996 le groupe sort « Coolin’off » un brûlot authentique qui mélange le funk brut de la Nouvelle Orléans, tel que le pratiquait les Meters à un jazz groovy à la Medeski, Martin & Wood. Trois autres LP studio suivront pendant près d’une décennie (« Crazyhorse mongoose » en 1998, « Late for the future » en 2000, « Vintage Reserve » en 2003) complétés par un live (« We Love 'Em Tonight - Live at Tipitina's » en 2001). Et comme si ça ne suffisait pas la majorité des membres du groupe ont continué de créer dans des side projects : les solos de Stanton Moore, de Theryl Houseman de Clouet, le chanteur du groupe, ou par l’intermédiaire du projet Garage à Trois ! Autant dire que les lascars sont prolifiques !

Pour ce 5ème album studio, le groupe change de voie, enfin en partie du moins ! Le groupe a décidé de s’entourer de pointures du hip hop underground Outre Atlantique : Mr Lif, Lyrics Born, Gif of Gab (Blackalicious), Chali 2na (Jurrasic 5), Juvenile, Boots Riley (The Coup), Ladybug Mecca (Digable Planets)…Avouons le côté casting, ça aurait pu être pire ! Le groupe a voulu moderniser le son de la Nouvelle Orléans, tout en avouant que ce n’est pas un disque de rap ! Ceci dit à l’écoute générale difficile, de ne pas penser le contraire ! Bien sur le côté live et brut du groupe est sauvegardé au niveau de la production mais les MC’s prennent quand même le pouvoir sur cet album ! Le mélange d’ailleurs est plutôt réussi ! Ca me fait penser par moment à ces rencontres qui paraissaient improbables entre rock et rap au milieu des 90 sur des projets comme la B.O de Judgment Night ! L’esprit « fusionnant » est perceptible sur des titres comme « I go it ‘(What you need ?), ou « Hustle up ». Par moment au contraire c’est un univers à la Roots ou Jurassic 5 qui prédomine : »Think Back », « Squarebiz » ou « Find my home » en sont de bons exemples. Le Soul Rebels Brass Band vient prêter main forte à Juvenile sur « From the corner to the block » qui nous rappelle du coup les Youngblood Brass Band ! Enfin les Galactic savent mettre en avant leurs origines sur des instrumentaux tel que « Bounce Baby » (qui sonne un brin afro beat !), « Sidewalk Stepper », « Tuff love », ou « Fanfare ».

Au final le groupe a su se renouveler, et proposer un album qui sans être réellement novateur en demeure néanmoins très réussi par la pertinence du choix des Mc’s notamment ! Ce projet d’ailleurs n’a pas été inspiré par hasard puisque Galactic est beaucoup partie en tournée, avec les Jurassic 5 et The Roots en particulier, on imagine aisément les rapprochements artistiques et humains qui ont pu se faire par la suite ! Et on est donc loin d’une simple opportunité marketing ! Tous ceux qui ont vu le groupe sur scène disent d’ailleurs que c’est sur les planches qu’il prend toute son ampleur ! On les croit aisément ! En attendant de profiter de cette opportunité, laissez vous tenter par « From the corner to the block » et révisez vos cours de stage diving !
   Boogie Bass    ( 07/02/2008 )

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TONY REMY & BLUEY "FIRST PROTOCOL" [DôME / OPENZIC] 2008 :

Jean-Paul « Bluey » Maunick fait partie de ces musiciens prolifiques, qui non content d’être le leader d’un des formations acid jazz, les plus réputées, Incognito, propose en plus régulièrement un certain nombre de sides projects. C’est le cas de celui-ci fait avec l’autre guitariste maison Tony Remy. Globalement d’ailleurs c’est un album fait en famille puisque l’on y retrouve des musiciens qui ont la plupart du temps, fait partie à un moment ou à un autre de l’aventure Incognito : citons le clavier Graham Harvey, le bassiste Francis Hylton, et surtout son collaborateur de longue date Ski Oakenfull, à la batterie, aux percussions et surtout à la programmation. Enfin un guest de choix pour cet album : Amp Fiddler, qui malgré le succès de ces deux derniers albums, vient prêter main forte en tant que musicien de studio, aux claviers son domaine de prédilection bien entendu !

Album instrumental, musicalement, ce projet s’éloigne quelque peu des productions d’Incognito. Enfin pas tout à fait ! Disons plutôt qu’il met en avant, le côté le plus dancefloor du groupe. D’ailleurs ce n’est pas pour rien si Ski Oakenfull est à la programmation. On baigne souvent dans un univers deep house comme sur les morceaux « The other side of me », « Only Child », « Transceiver » ou encore « Between my finger and my thumb ». D’ailleurs sur ces titres on pourrait rajouter sans problème des voix très soulfull. Par moment l’univers est presque broken beat comme sur « First Protocol », « The Box » ou encore « l’introduction de « See no evil ». Mais Bluey ne renie pas ses premiers amours et le titre jazz-funk « Beyond jupiter », première plage de l’album, ravira sans aucun problème les plus puristes d’entre vous. Le jeu de guitare omniprésent, entre les deux musiciens complété par les salves d’orgues assassines de Amp Fiddler (qui a co-écrit ce morceau) en font une introduction plus que prometteuse. Un morceau proche par moment de l’univers d’un certain Ronny Jordan. Enfin le titre latin jazz très tranquille « Dans la Mancha », presque une oasis sonore, un moment de répit dans cet enchaînement de rythmes et de sonorités tonitruants.

Quoi qu’il en soit voici un projet intéressant qui pourra déconcerter ceux qui ne sont pas habitués aux rythmiques électroniques, mais qui attirera l’attention de ceux plus avides de nouvelles sonorités. Une bonne façon en tous cas d’attendre le nouvel album (le 12ème) d’Incognito enregistré à Londres et mixé en Indonésie, qui devrait sortir au premier semestre 2008. D’après Bluey lui-même le travail est déjà bien avancé ! On en salive d’avance !

   Boogie Bass    ( 24/01/2008 )

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THE NEW MASTERSOUNDS "RE::MIXED" [RECORD KICKS] 2007 :

On ne présente plus les NEW MASTERSOUNDS dans le monde du deep funk ! Groupe phare anglais de ce courant désormais mondialement émoustillé, ces gars on composés des originaux funk à l'ancienne, avec un son roots de roots. Hey bien là l'idée sympathique du label Record Kicks est d'en faire un son encore plus avangardiste, en remixant leurs compositions par les plus fins des producteurs du moment. Une vraie compilation bonheur mélangeant groove, nu funk, afro et breakbeats actuels !

Les connus DJ, producteurs, artistes comme LANU, KENNY DOPE, B, NOSTALGIA 77, LACK OF AFRO ... ont mis la main à la pâte. Les instrus prennent une toute nouvelle envolée, avec un son moins roots, plus moderne, sans tomber dans l'électro pur, car le style deep funk est bien conservé. L'orgue hammond est toujours en avant, le saxo plus puissant avec certains solos rajoutés, les beats sont plus efficaces, car la batterie d'origine est impulsée par des beats ou boucles électro finement ajoutée, sans écoeurement. Des voix sont ajoutées, comme celle de Corinne Bailey Rae sur "Your love is mine rmx", ou des rappeurs sur "Idle time rmx" ...

Le son est bel et bien jazzsoul deep funk, malgré les posts productions. Amateurs du genre vous ne serez pas déçus, car le son original est préservé, tout juste teinté. On remarque alors les nouvelles belles versions de "Nervous" ou de "Drop it down", qui étaient déjà de bons singles.

Plus loin, VALIQUE, lui, en provenance de Holland, nous propose un rmx plus dance, plus disco de "Thirty Three", avec une basse et des rifs plus forts ... çà groove, çà bouge ! Le disque est une vraie réussite, sans lassitudes ... mais que du groove !
   Mpls    ( 11/11/2007 )

Site officiel   -   Record kicks page NMS

 


KUTIMAN "KUTIMAN" [MELTING POT MUSIC / LA BALEINE] 2007 :

Quand pour la première fois j’ai entendu le nom de Kutiman, je n’ai pu m’empêcher de penser au roi Fela. Je me suis dis qu’il fallait avoir un sacré culot pour avoir choisi un tel pseudonyme ! Mais après quelques recherches je me suis rendu compte qu’il n’en était rien et que « Kuti » était tout simplement le surnom naturel de tous les membres de sa famille, et que ce jeune Israélien de 25 ans du nom de Ophir Kutiel, n’avait entendu parlé du Maître de l’afro beat que cinq ans auparavant ! Il y’a tout de même des coïncidences bizarres parfois !

Avouons le, l’Israël n’est pas spontanément un pays auquel on pense, lorsqu’il s’agit de musique. Ophir pourtant bien qu’étant né dans la partie nord plutôt rurale de l’Israël va dès l’âge de 6 ans commencé à jouer du piano. Il complétera cette pratique quelques années plus tard par celle de la batterie et de la guitare. Mais c’est surtout son entrée à l’université de Tel Aviv, l’écoute des radios campus, et sa rencontre avec Ronen Sabbo (aka Dj Sabbo) qui vont être un véritable révélateur pour lui et l’emmener vers des contrées musicales jusque là inexplorées. Il va découvrir entre autre Fela mais aussi James Brown, deux influences essentielles pour lui; parmi tant d’autres ceci dit.

Car en effet loin d’avoir crée un album qui serait un ersatz de ses mentors, Kutiman s’est plutôt inspiré des différents courant musicaux qui créent son univers : funk & afro-beat donc mais aussi rock psychédélique, musiques électroniques...un melting pot musical qu’il sait mélanger avec brio ! Les sonorités funk sont souvent présentes donc sur son 1er opus comme sur l’instrumental d’introduction « Bongo fields », le très bon raw funk « Music is ruling my world » avec aux chants la fabuleuse Karolina (une voix hybride entre Alice Russel et Björk !) dans un refrain entêtant ou encore l’excellent « No groove where i come from ». Ce dernier à mi-chemin entre sonorités afro, esprit Jb’sien et final psychédélique à tomber par terre, premier single de l’artiste sorti en 2005, a été le détonateur de sa carrière en se faisant remarqué par Gilles Peterson, Diplo & Rosko (de Jazzanova) mais surtout le label qui allait le signer : Melting Pot Music. L’esprit afro-beat lui se retrouve beaucoup dans les rythmiques très saccadées avec parfois des effets de saturation comme sur « No reason for you », « Losing it » ou « Chaser ». Mais les ambiances savent se faire aussi plus feutrées et plus introspectives comme sur « Take a minute », « I just wanna make love to you » (qui me fait penser à du Cinématic Orchestra), ou « Once you’re near me ».

Album difficile à décrire par sa richesse et sa diversité, pas forcément facile d’accès au premier abord, il s’apprécie sur la longueur et un peu comme un bon vin tout en subtilité, saura se faire aimer des connaisseurs ! Pas très loin d’un touche à tout comme Jimi Ténor, Kutiman, nous laisse explorer son univers, avec sincérité et avec fraîcheur, sans se soucier des étiquettes. Pour un premier album en tous cas c’est une réussite et on peut déjà parier que sa carrière ne s’arrêtera pas là et prendra de l’ampleur, le temps de la maturité venue !
   Boogie Bass    ( 18/10/2007 )

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GURU 'S "JAZZMATAZZ VOL.4" [7 GRAND RECORDS / V2] 2007 :

Guru est de retour en 2007, avec la 4ème aventure de sa série « Jazzmatazz ». Petit rappel : en 1993 alors que Gangstarr est au sommet de sa forme, Guru décide de « s’émanciper » de son ami Dj Premier en sortant un projet parallèle à leur groupe sous le nom de « Guru’s Jazzmatazz » (bien que Premier soit aussi producteur sur cet album). Le but est de réunir un certain nombre de stars actuelles ou passées des scènes soul et jazz, pour créer une rencontre avec le hip hop. Dès le premier volume les invités sont prestigieux : Roy Ayers, Donald Byrd, Lonnie Liston Smith, Carleen Anderson, Rony Jordan…et même notre petit frenchie à l’époque Mc Solaar pour un titre d’anthologie (« Le bien, le mal »). Les rencontres sont réussis, l’album est véritablement rafraîchissant et rencontre un franc succès. Encouragé par une telle réussite, Guru sortira dans la foulée et dans le même esprit un deuxième volume deux ans plus tard qui connaît le même succès (sous titre « The New Reality »). Puis il faudra attendre 2000, pour un 3ème volume (« Streetsoul ») qui bien que de bonne facture mettra en avant les featurings de stars de la scène soul et hip hop actuelle en oubliant un peu du coup les vétérans du jazz.

C’était donc avec une attente non dissimulée que nous étions en attente de ce volume 4 (sept ans quand même !). D’autant plus que depuis le dernier volume la donne a changé, Guru a sorti son 1er album solo « Version 7.0: The Street Scriptures », en 2005 sur son label Seven Grand et c’est désormais Solar qui se colle à la production (pas Claude MC, hein !), puisque les collaborations entre Guru et Premier ne sont désormais plus d’actualité ! Autant vous dire tout de suite que l’importance de l’attente de cet opus est à la hauteur de notre déception ! Si sur le papier ce quatrième volume intitulé « The Hip Hop Messenger : back to the future », semble excitant par les featurings qu’il propose, à l’on écoute le résultat n’est pas tout à fait aussi réjouissant !

Pour commencer dans le positif, on apprécie le retour de pointures du jazz et du jazz-funk tel que Bob James, Ronnie Laws, (pour « le titre « This is Art ») ou encore David Sanborn (pour « Living legend »). Ils sont souvent une caution solide et un gage de musicalité intéressant à l’instar du premier single « State of Clarity » feat. Bob James & Common. (avec son clip sous forme de dessin animé très sympa !). Pour avoir la crème du hip hop, Guru est allé cherché quelques pointures du genre : Slum Village, Common donc, Blackalicious…là encore l’essai est souvent transformé ! Enfin côté soul et notera la présence intéressante de l’anglais Omar sur « The Jazz Style » et de Dionne Farris sur « Fly Magnetic ».

Mais à côté de ses qualités évidentes on constate également de nombreuses faiblesses. D’une part la présence de titres vraiment trop R&Bisant, assez crossover et loin du concept original comme le « Wait on me », feat. Raheem Devaughn, ou le « International » feat. Bobby Valentino. Dans le même esprit le ragga de Damian « Jr Gong » Marley est superfétatoire et on se demande réellement ce qu’un des fils Marley est venu faire dans ce projet ! Un des autres gros défauts est sûrement l’utilisation de samples ultra grillés, qui donnent l’impression d’avoir déjà entendu ces morceaux, et de ne pas avoir un album réellement nouveau entre les mains.

A trop vouloir bien faire Guru a pêché par le nombre trop important de titres (comment ne pas faire un album avec du remplissage quand on y met 16 titres !), l’utilisation trop facile de thèmes maintes fois utilisés et par la présence de certains featurings trop éloignés du concept originel. De plus d’autres artistes hip hop comme Madlib, ont réussi à sortir depuis l’avant dernier volume des Jazzmatazz, des recueils hip hop/ jazz excitants qui mettaient la barre haute pour celui-ci. Malgré tout, on peut avouer que même en étant le volume le moins intéressant de la série, ce Guru’s Jazzmatazz est nettement au dessus de la majorité des productions hip hop actuelles ! Et puis il faut bien le dire c’est toujours avec autant de plaisir que l’on retrouve le flow myhtique de Guru ! Mais on espère juste que si un volume 5 voit le jour, Guru reviendra à la source sans se soucier d’une réussite commerciale ou non ! We got the jazz, we got the jazz !
   Boogie Bass    ( 25/06/2007 )

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DJ DAY "THE DAY BEFORE" [MPM RECORDS / LA BALEINE] 2007 :

DJ Day est née en 1975 à Palm Springs, en Californie. Il commence à mixer alors qu’il est âgé de 14 ans. Avec son ami Dj Rip One, il va formé en 1995 le International Crew. Après quelques participations aux côtés de Dj III & Laid In Full, c’est sa présence auprès des artistes du label Stone Throw comme Aloe Blacc & Emanon qui vont m’amener petit à petit vers la reconnaissance. Puis il sort ensuite plusieurs maxis, en apportant à chaque fois une touche particulière qui lui permet d’être remarqué de la scène hip hop internationale.

C’est donc sur le label allemand de qualité MPM records que sort ce premier album, sorte de compilation en fait de ces maxis sortis depuis 1999 avec un certains nombre de remixes, titres exclusifs sortis qu’au Japon, et autres titres inédits.

Le résultat est plus qu’enthousiasmant. D’ailleurs rien de surprenant que Gilles Peterson ait nommé en 2005 le titre « Four Hills » comme titre de l’année. (face B du titre « Gone Bad » à l’époque). Mais notre âme funky devant l’éternel se jettera en priorité sur les titres « A place to go » (face B du E.P « Go to get it right »), « Gone bad » et surtout le gigantisme « What Planet What Station » capable de faire bouger un unijambiste tant ce titre transpire le funk par tous les pores ! La reprise du groupe jazz-funk brésilien Azymuth est aussi extrêmement convaincante, d’autant plus que tout a été réjoué en live mis à part la partie rythmique programmée sur une MPC2000xl (ça parlera aux spécialistes des machines !). Quant à « Close you eyes » sorti en 1999, il n’est pas sans nous rappeler un certain Dj Shadow. Côté hip hop pur, c’est le titre inédit en compagnie de Aloe Blacc qui ravira les puristes des flows bien placés. Quant à son remix de Mo’Horizons « Ay Y N’ama », c’est presque dans un registre deep house, avec une omniprésence des percussions que DJ Day se place.

Voilà en tous cas un des albums les plus frais du moment, tant la qualité est au rendez-vous ! A la fois album de hip hop instrumental et de breakbeats funky, DJ Day arrive à renouveler la formule, en donnant un côté dancefloor à son «non-abstract » hip hop. La promiscuité de la Californie y est peut-être pour quelque chose. En tous cas un véritable premier album, le bien nommé « A new beginning » est annoncé à l’automne, pour ce qui pourrait être une des sensations de cette rentrée 2007 ! Pour une fois, vivement que la cloche sonne !
   Boogie Bass    ( 18/06/2007 )

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ED ROYAL & DJ ENNE : "THE GROOVE COLLAGE" [INNVISION REC.] 2007 :

Alors ceux-là, ça fait déjà un petit moment que nous souhaitions vous les présenter, et comme sort leur nouvel album compilation de leur 45 tours et EP, nous ne ratons donc pas cette opportunité pour vous en parler. Ed Royal & DJ Enne n’en sont pas à leur première sortie. C'est funky à mort, electro-funk aux accents très festifs, et çà décape.

Venant respectivement d’ Autriche et d’ Allemagne, ils sont fort influencés par la scène funky breaks des Fort Knox 5 et autres calibres du genre, ils ont monté leur propre label Innvision Records et donc sortis déjà quelques Ep de qualité comme "Different Strokes Ep", "Gravity", "Vamos Irmanos", "Gift of Funk"..., plus quelques apparitions en tant que remixers sur le Soulphonic sound-system Ep ou pour les All Good Funk Alliance entre autres... ils aiment à mélanger eux-aussi les styles : on y retrouve les moults inspirations que sont le funk, le jazz ou encore le latino, très à l’ aise avec les sons organiques des orgues.

Le 1er titre "Funky kitchen" commence sur un son de cloche percutant, donnant le rythme à une batterie et guitare wah-wah originales. Des voix féminines viennent ajouter au titre un côté planant et doux. Puis une basse et piano viennent alleger le tout. On se demande ce qui est smaplé de ce qui est joué live. Le mix est impressionant de naturel et çà joue un funk solide et fort ! "He's a champ" utilise plus de samples, mais la solidité du rythme fait oublier le reste plus mécanique, avec des solos de trompette funky et latino, çà groove à pleine notes. Les mélodies sont entrainantes, et le dancefloor ne demande qu'à chauffer.

"It’s time to be square" est un track chanté bien chaloupé, supa funky avec sa guitare wha-wha et sa bassline bien ponctuée, puis est présenté le remix par l’ australien Rephrase avec une rytmique plus rapide et plus prononcée. "Jazzy Jester" avec son nom qui indique bien la tendance, tantôt break, tantôt housy, vibraphone et solo de guitare. Pas la peine de vous dire comment sonne "Fuzzy Señor salsa", vous l’ aurez compris de vous même... "Sunset groove" est un titre plus binaire et lourd, comme une démo des NPG version 2001, avec un côté jazz psychadelique !

Tous les styles y passent dans ses 12 titres d'environ 5 min chacun. C'est un exellent album entrainant, frais et joyeux. Bref funky à souhait ! Découvrez les sur leurs myspaces...
   Dj Podoski & Mpls    ( 30/04/2007 )

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FLOW DYNAMICS : FLOW DYNAMICS (FREESTYLE RECORDS) 2007 :

Aaaaaahhh ça y est le voilà enfin l’ album de mon pote Flow Dynamics ! J’ ai tellement joué, usé et abusé de son "Live In The Mix" depuis un an et demi qu’ il faudrait que j’ en rachète un autre, ce track dancefloor funk est à coup sûr un classique qui donnera toujours la même envie irrépressible de groover sur la piste d’ ici 20 ans !

Dave Mc Kinney, australien de son état et producteur émérite aux multiples facettes, nous livre enfin son album, sous forme d’ une compilation des maxis et remixes qu’ il a pu produire, plus quelques inédits tout aussi égalables dans la qualité de ce que l’ on pouvait déjà entendre de lui. Dj, producteur, remixeur et multi-instrumentiste (basse, guitare, batterie, cuivres !), il s’ adonne au hip-hop et à quelques beats plus élévés et plus proches des dancefloors dans une veine funk et très jazzy, ses tracks sont toujours frais et aboutis. Loin d’un morceau où seul un sample tournerait en boucle pendant trois heures, lui défend chacun de ses morceaux avec ferveur dans la tradition d’ un break funk mélangant soul singers et musiciens live, section cuivres, funky basslines et rythmiques bien chaloupées. Il signe sur des labels aussi prestigieux que Freestyle, Funk Weapons des All Good Funk Alliance, on le retrouve sur la compil’ "Export 02 " d’A-Skillz ou bien dans le Freestyle mix d’Andy Smith, et ses tracks sont déjà joués depuis longtemps et plébiscités par les grands pontes du genre que peuvent être Fort Knox 5, Krafty Kuts, Gilles Peterson, Kenny Dope, Annie Mac, Spinna, Jelly Jazz, Flevans et Adam Freeland, rien que ça !

On y trouve donc ses propres compositions, des downtempos plus chill-out comme le hip-hop lounge "Steady Rockin’", le jazzy "Just Expressin’", plus funky avec "Better on Stage" et plus virulent encore avec "Up in the Party" . Après on commence sérieusement à attaquer le dancefloor, des beats à 110/115 BPM, et une qualité rare avec l’ irrésistible "Live In The Mix", un des meilleurs morceaux du genre jamais composé à mon avis, je défis quiconque de ne pas bouger un orteil sur ce track, dirigé par une flûte envahissante et des scratchs assassins, et surtout cette mélodie entêtante et envoûtante d’ un Sunny Amorganda qui n’ a rien a envier à un James Brown ou autre Lee Fields ! C’ est un tube, un monstre du funk ! Dans une veine similaire, il y a aussi son remix des All Good Funk Alliance "Superjam", qui n’ en est pas moins dansant. Il livre ainsi plusieurs remixes comme le "Shock Ya Mind" de dj Regal des Wiseguys, "C’mon & Get It" des Random Heroes, ou encore des Speedometers, groupe deep funk anglais, ou, plus surprenant, de Manteca, groupe salsa cubain. Douze morceaux pour un abum que j’ adore, qui sort sur le label Invada pour l’Australie, et sur le prestigieux et qualitatif label Freestyle en ce qui concerne le reste du globe.

Par ailleurs, il est bon de préciser que Dave a aussi un projet plus jazzy soulfool, dans la même veine que celui de Flow Dynamics au niveau instrumental, mais en version house (cf le deuxième remix des Random Heroes sur le même maxi Freestyle). Un album est prévu. Il a enfin signé sous le pseudo de Rhibosome un album a tendance afrofunk/brokenbeat, preuve d’un certain éclectisme et d’une certaine maîtrise des éléments !
   dj Popofski    ( 28/04/2007 )

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NORTEC COLLECTIVE "TIJUANA SESSIONS VOL.3" [BECAUSE NACIONAL R] 2007 :

Voici un disque étonnant, hybride, ovni, tout ce qui est étrange est réuni dans ce projet, entre musique méxicaine, électro et accents funk. Ce groupe de 5 méxicains a réussi le paris fou de nous faire danser sur des musiques populaires : le norteno, la ranchera ; et des beats électro bien frappés, agrémentés de cuivres funky bien baveux. Le son est unique, et on peut vite devenir accro tellement la surprise est interressante. 15 titres pour voyager.

Fin mélange d'urbain, de tradition, de soleil, de cowboy, de tango, de mariachis ... nous voyageons avec ce troisième volume d'un groupe novateur. Les accordéons à boutons, sont déposés sur des beats trip hop assez lourd, avec des solos de trombones et trompettes à faire pleurer Fred Wesley, et des bruits de tubas à faire pâlir nos meilleurs fanfares funk. Ces gars savent tout faire, y compris le sampling et la déco (stylistes, graphistes ... il suffit de se pencher sur la beauté de la pochette). Alors oui ce n'est pas que du funk, ni de la soul ... mais c'est bien groovy, et çà nous fait danser. Les trompettes, les basses accoustiques, le tempo, nous bombarde un groove bien rodé. Le titre "tengo la Voz" qui ouvre le bal est un bel exemple de cuivritude funky à la sauce méxicaine piquante. Le tube "Tijuana makes me happy" (leur clip) mélange voix en choeurs à la playground ou détroit grand pubas, à une guitare spanish et un accordéon décomplexé. Puis un titre bien funky "Funky tamazula", est une bombe. Guitare wah wah, des tambours pétaradants, des solos de trompette, une voix grave ... un beat binaire incessant et le tour est joué. Comme une fanfare, les instruments sont utilisés comme des samples répétitifs, avec un accordéon à la place du banjo (pour l'originalité) et des voix méxicaines parfois tout juste déposées en fond. On dirai bien les CQMD méxicains, avec un peu plus d'aide de l'electro ! Ah oui ... au fait "Dandy del sur" est un superbe titre sombre mais terriblement groovy, on adhère de suite ! "Alamada" est une sorte de salsa électronique, puis c'est "colorado" qui nous fait retomber dans l'ambiance tube dance pour boîte de nuit, sponsorisé par un marque de punch. Sur la 11ème, Calexico vient même faire un featuring sur un dub plutôt réussi.

Bref, l'ambiance est magique, étonnante, et donne envie de tout plaquer pour aller vivre au mexique ! Ce groupe étonnera encore, et c'est frais d'entendre du nouveau son comme çà. Nova va adorer. Tentez vous même, écoutez les titres sur leur myspace, et n'hésitez pas à vous prendre le CD, il n'est qu'à 10 euros !
   Mpls    ( 25/02/2007 )

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V.A "THE NEW TESTAMENT OF FUNK VOL.5" [UNIQUE REC. / LA BALEINE] 2007 :

Vous avez sûrement déjà entendu parler des compilations « The New Testament Of Funk » inaugurées en 1999 par le label allemand Unique Records.( A ne pas confondre avec celles initiées par le label Acid Jazz). Le principe : proposer un certain nombre d’artistes pas forcément ultra médiatisés qui représentent le renouveau de la scène funk quelque soit le style : acid jazz, deep funk, breakbeat, electro voir hip hop…le tout saupoudré de titres rares ou inédits. Aujourd’hui le volume 5 sort enfin (le dernier datait de 2004) avec une bonne dose d’inédits (8 au total sur les douze) et des artistes loin d’être des têtes d’affiches mais pourtant d’une grande qualité et venus de toute l’Europe ou des U.S.A : Brooklyn, Berlin, Madrid, Münster, Stockholm…

Que trouve t’on donc dans cette marmite ? Du deep funk tout d’abord qui plaira au plus puristes d’entre nous. The Soul Snatchers, fait peut-être partie des groupes qui vous parleront le plus avec leur instrumental « Sniffin & snatchin’ » disponible jusqu’à présent qu’en 45t. D’ailleurs ce groupe hollandais qui monte était déjà présent pour d’autres titres sur les compilations « Soulshaker vol.3 » de Kick Recordings ou « Let the groove move you » de Freestyles Records. Si les espagnols de the Sweet Vandals vont sont pour l’instant inconnus, ils officient pourtant dans le même registre, avec orgue hammond tonitruant et voix de la chanteuse Mayka Edjo, véritable Soul Sister qui n’est pas sans nous rappeler une certaine Sharon Jones. Enfin dans un registre plus funk rock nazillard mais toujours à l’ancienne on retrouve un des artistes maison du label : Boca 45 avec « Make no sense ».

Côtés breakbeats instrumentaux et funky, cette compilation n’est pas non plus en reste : que ce soit sur le « Feelin’ good » de Mooncakes Project et son jeu basse/ guitare qui ressemble au «Thank You (Falettin Me Be Mice Elf) » de Sly &The Family Stone, le « Seven, seven » de Break a Lick Cooperation , ou le « Birdy Nam Nam » de Tim Wood, dans un esprit très Bollywood !

Ceux qui ne sont pas effrayés par les nouvelles sonorités apprécieront le très soulfull « You’ll never know what you can do (give it a try) d’Oscar Madison, le déjanté drum’n bass de Sweel Session feat. Paul Mac Innes « One man show » ou le rap de Saint feat. Mr.Man sur le titre « Living phenomenons ».

Vous l’aurez compris, ici l’éclectisme et l’ouverture d’esprit sont de rigueur, une façon de montrer que le renouveau du funk ne passe pas que par la nouvelle vague deep funk et de nombreux groupes underground s’inspire autant de la soul que du funk pour créer aujourd’hui ! Enfin ça vous le saviez déjà ! ;-)
   Boogie Bass    ( 09/02/2007 )

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V.A "DISCO TRANCE & COSMIC FLAVAS" [SALSOUL / OPENZIC] 2006 :

Décidément en ce moment les compilations Salsoul nous réservent son lot de surprises, en proposant nombres de titres rares, inédits ou inhabituels dans la catégorie que l’on imagine. En effet quand vous pensez Salsoul, vous pensez à cette disco soulfull incarnée par des divas tel que First Choice ou Loleatta Holoway, à ce funk aux basses puissantes comme Aurra ou Skyy ou à ses influences latino : Joe Bataan, Candido… Oui mais Salsoul, avait aussi une face cachée, plus froide plus européenne mais qui nous rappelle aussi que la transition de la disco vers la techno ne s’est pas faite de façon brutale. Il quand même fallu chercher près de 18 mois dans les archives cachées du label pour élaborer cette double compilation de 23 titres.

Au final, on retrouve un certain nombre de morceaux disco, que l’on pourrait presque estampillée d’euro-disco tant les influences des contemporains d’Outre-Atlantique 70’s spécialisés dans les expérimentations électroniques se font ressentir ! Au hasard citons : Kraftwerk, Giorgio Moroder, Ceronne et même Vangelis et Jean-Michel Jarre ! En effet ce dernier a même le droit à une reprise de son « Oxygène » par Mc Lane Explosion (reprise plus que dispensable en passant !).

Les noms de First Choice, Salsoul Orchestra (présent ceci dit pour une introduction de seulement 0.39) ou encore Blondie, dans une version instrumentale ultra rare de leur tube « Call me », sorti sous pressage espagnol à l’époque sous le nom de « Llamume » bien sur ne vous seront pas inconnus. Bien sur comme je le disais précédemment vous connaîtrez le titre Oxygène de notre Jean Mi-Mi national peut-être également le « Magic Fly » du groupe Space (composé par un autre français Didier Marouani) , deux titres repris ici par MC Lane Explosion. Ceci dit ce dernier m’a propulsé directement plusieurs années en arrière, à l’époque ou mon père passait ce disque en boucle ! Mine de rien plusieurs années après je n’en suis pas dégoûté et la version de M.C.L.E est plutôt bien ficelée ! Et côté reprises, on est servi puisque pour reprendre le « Boléro » de Ravel ( revu et visité par Kebekelectric) ou encore le « On the road again » de Canned Heat (par Rockets) dans des versions disco cosmiques, il faut quand même en avoir ! Côtés influences on peut dire que les morceaux « In the Year 2525 » de The Twins ou celui de Tom’n Jerry Rockets avec son « Space Rock » et leurs guitares tonitruantes, démontrent si il fallait encore le prouver que les Daft Punk n’ont rien inventés ! Pour les bonnes surprises on retiendra le « Moonboots » de ORS et la basse slappée de Native Love sur « Megatron woman ».

Au final cette double compilation est plutôt à réserver aux aficionados ultra du label Salsoul aux défricheurs de curiosités, où à ceux qui s’intéressent de près à l’histoire de la musique électronique, dont certains morceaux ici, il est vrai font figure de précurseurs. (avec plus ou moins de réussite ceci dit). Pour les autres, le reste du catalogue de ce label mythique est suffisamment important pour donner du miel à vos oreilles, donc n’hésitez pas à vous plonger dans tous les classiques qui font tant de bien à nos jambes et à notre âme. Mais ça vous le savez déjà ;-)
   Boogie Bass    ( 12/12/2006 )

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