MAXWELL : "Now" (Columbia Sony)

Maxwell fait partie de ces rares exceptions vocales dans le nouveau monde de la soul ! Dès son 1er album, il marquait à jamais le son dit "Black" ! Il nous revient avec son 4ème album, 3ème album studio. Comme pour chaque album de ce maître de la SOUL, digne des Marvin Gaye etc., l'ambiance est douce et envoutante>> Lire la suite

BILAL : "1st born second" (Moyo Music/ Interscope Records)

Bilal est sans aucun doute le nouvel outsider masculin de la scène Nu-Soul ! L'underground New-yorkais est entièrement représenté par cet homme au petit bouc et rastas ! Une voix hors du commun, et un vrai talent de compositeur. Certains le disent plus fort que Little Richards / Prince et D'angelo mélangés ...mais nous, nous n'irons pas aussi loin ! >> Lire la suite

VENUS BROWN : "Tar Baby" (Groove Attack/ Boulevard Connection)

Attention fans de D'Angelo cet album est fait pour vous ! Le mimétisme tant dans la voix que dans les ambiances est surprenant. Un mélange de nu-soul et de funk très surprenant. (dès fois presque bluefunk). Jetez vous sur cet album il n y'a rien à jeter ! Dommâge que les médias n'en ait pas plus parlé! Mais on rattrape le tir !

ALICIA KEYS : "Song in a minor" (J-Records/BMG)

Cette nouvelle perle de la nu-soul actuelle, se fait remarquer aux USA par son talent, ses ventes, et bien sûr sa beauté ! Miss KEYS est une fanatique de soul suave et douce. Depuis sa plus jeune enfance, elle a passé ses soirées à jouer du piano (instrument très présent dans son album) et à chanter des standards SOUL de Marvin Gaye, Stevie wonder, Prince ou Isaac Hayes ...>> Lire la suite

V.A: "Jazzysexysoul" (Warner)

L'Opus Café, Quai de Valmy dans le 10ème à Paris. Vous connaissez ? Ce "Jazz and Soul club" fête ses 5 ans. Et pour célébrer ça, voilà une soirée spéciale épaulée (ou est-ce l'inverse) par la sortie d'une compilation qui mélange subtilement Soul à l'ancienne et Nu-Soul. Une sélection de Thierry Bonnefont (DA de l'Opus) et Patrick Vidal (DJ parisien reconnu). >>Lire la suite

V.A : "Nu-Soul Masters" (Sony Music Media)

Pour ceux qui auraient raté la déferlante nu-soul, cette compilation est un bon moyen de se rattraper ! Au programme des stars du genre : Erykah Badu, Davina, Indiae Arie, mais aussi quelques artistes moins connus. Des hits et des titres plus obscures en somme. De quoi ravir les amateurs de compil. !

Jill Scott : "Experience (826+)" (Hidden Beach Rd/Sony)

Pour ce double CD Jill Scott a décidé de nous offrir sur le cd 1 un live sur lequel on retrouve en grande partie des titres de son album précédent "Who's Jill Scott?" et sur le cd 2 des nouveaux titres avec des featurings intéressants comme Common ou 4Hero. Une nu-soul qui expérimente des horizons différents. Une belle reussite !

Angie Stone : "Mohagony Soul" (J-Records/BMG)

Deuxième opus solo, pour la diva du label J-Records. De très bonnes choses sur cet album avec un style qui s'affirme et une voix qui se fait de plus en plus sucrée ! On est gâté en nu-soul en ce moment. Profitons-en !


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RAPHAEL SAADIQ : "Instant vintage" (UNIVERSAL)

Raphaël Saadiq aime Stevie Wonder et Sly Stone. Et il s'aime aussi. Dès le premier morceau de son album "Instant vintage" (défini comme du Gospel Delic), des extraits d'interviews le présentent sur un tapis de violons à la Barry White, rappelant que ce musicien-producteur a fait les beaux jours de Toni Tony Toné et Lucy Pearl.
Pour son premier album, Raphaël Saadiq réussit à s'intégrer dans le mouvement Nu-soul comme quelqu'un de sérieux, sur lequel il faut compter. La présence de deux stars du système, D'Angelo (excellent duo sur "Be here") et Angie Stone sont là pour en témoigner. Sa voix rappelle celle de Rahsaan Patterson, fluide et sensuelle, et sa musique a les accents de la soul 70's, boostée aux sons R'n'B actuels. Le jeu est précis et retenu, et les harmonies sont ravissantes. Les références aux grands soulmen sont évidentes: il y a du Curtis Mayflied dans "Body parts", du Stevie Wonder dans "Still ray", du Sly Stone dans "Paithful" et "You're the one that I like", du Temptations dans "People", du Bobby Womack dans "Blind man", ... Et c'est réussi.
L'album s'écoute avec plaisir. Ca ne déchire pas, mais il y a du bien être chez Raphaël Saadiq, et ça fait du bien. Comme Alicia Keys, il ramène le gospel dans les charts. On ne va pas s'en plaindre! Site web: www.raphaelsaadiq.com

Zebra

FERTILE GROUND : « Seasons Change » 2002 Blackout Studio :

Ce nouvel album « Seasons Change » des Américains Fertile Ground (leur 4ème ou 5ème) est certainement le moins expérimental de leur production mais il reste le plus aboutit et le plus « carré ». Les musiciens paraissent avoir fourni un véritable travail d’équipe et avoir passé du temps sur l’écriture des morceaux. Je reste ébahi devant la performance de la chanteuse Navasha Daya, inconnue en dehors de son travail sur les albums de Fertile Ground, mais dont le talent n’a rien à envier aux « divas » de la Soul. Sa voix se pose à merveille sur la rythmique fluide du tandem Basse/Batterie. La tête pensante du groupe, James Collins, produit, joue des clavier et compose la plupart des titres, mais fédère aussi une véritable ambiance musicale fraternelle.
Il y a toujours ce « je ne sais quoi » qui fait de cet album une production en marge du standard Soul commercial, limite auto-production. La pochette et les photos pourraient avoir été « shooté » pendant les sessions du 1er album d’Arrested Development… et c’est vrai que ce coté « Soul Ecology » qui planait sur ce groupe colle très bien à Fertile Ground.
Les meilleurs titres sont les ballades/mid tempos de l’album : « Freedom », « like Poetry », « more to Life » (avec Maysa Leak !), « Drive », « Take me Higher »… Produit sur le label américain Blackout Studio, cet album devrait avoir d’ici la fin de l’Eté une sortie Européenne.

Doctor Soul

REMY SHAND : "The way I feel" (Motown - Universal)

Remy SHAND est une très belle découverte ! Motown nous sort ici un joker blanc ! Ce beau diable aux faux airs de brad Pitt, nous montre ici son talent de compositeur, chanteur et arrangeur. Motown nous déniche un esthète de la SOUL. Pur bonheur musical et vocal, Rémy nous fait penser des les 1ères notes de "The way I feel" à un nouveau Maxwell, mélangé à du Marvin Gaye et Prince ! La voix est haute, suave et douce, délicatement posée sur une ambiance jazzy soul. Pas de gri-gris, de vrais intruments, des guitares wouah wouah, des percussions ... 11 titres composent ce 1er opus très prometteur. Les choeurs sont tous fait par Monsieur, et souvent dans les hautes notes de la gamme. Les synthétiseurs ont des sons originaux, et les rhytmiques sont basées sur les grands standards de la lover-soul, genre mercy mercy mercy me de marvin ! Le 1er morceau marque l'ambiance générale du cd avec ses 5 min endiablées. Il sera alors évidemment question d'amour. "Burning Bridges" est lui, basé sur des guitares accoustiques, piano, et cuivres. Rémy nous prouve qu'il est autodidacte, et que cela ne va pas s'arrêter à cet album !

"Everlasting", commence comme un "silently" de maxwell ... et se finit sur un solo de guitare électrique des plus bon ! Sur "The color of day", les orgues hammond sont de sortie, avec des arrangements violons par derrière ( çà sent le slow kravitzien, mais surtout le morceau "Liberate") ! "Take a message" est une des seules chansons à utiliser la rhytmique électronique (avec "Rocksteady") des années 80, légèrement callée plus tard dans le morceau sur une caisse claire (fin mélange), mais le plus sompteux reste l'harmonie des voix que rémy accorde à merveille, sous les cuivres discrets.

Bref, on ne va pas vous décrire tout l'album, car au final .... l'ambiance des morceaux se ressemble ... ce qui n'est pas péjoratif quand on sait la qualité de chacun. A noter aussi que la basse est plutôt discrète pour un album de SOUL ! Un album et artiste à découvrir, donc !

Mpls

JAGUAR WRIGHT : "Denials delusions and décision" (Motive Records/Barclay)

Jaguar Wright est la nouvelle protégée des Roots et risque de faire parler d'elle très rapidement sur la scène soul actuelle. Ce n'est pas une nouvelle Erykah Badu ou une nouvelle Jill Scott. Plus classique dans les thèmes de ces chansons, beaucoup moins emprunt de spiritualité que les deux divas citées précédemment, il n'empêche que Mlle Wright a une vraie personnalité et une vraie voix. Elle représente un peu le côté "street" de la nu-soul.

12 Morceaux hyper produits agrémentent cet opus. La voix de la belle est accrocheuse, battante. Produite par Richard Nichols et James Poyser, cette jeune pantère de Philadelphie (tiens donc !) nous surprend ! Elle a du coffre et propose de nous le faire savoir avec des chansons S.O.U.L certes, mais tout de même assez rapides et rhytmées. "Country song" et "Stay" sont là dès les 1ères notes pour nous le faire savoir. La batterie est assez sacadée, la rhytmique de la basse, lourde, style the roots (bien sûr). Mais ce qui est le plus frappant, dans la 1ère écoute, ce sont les mélodies facilement mémorisables, grâce aux arrangements "funky" et nappes de synthé originales. Puis, après les 3 1ers morceaux "rentre-dedans", la belle pose sa voix grave sur une ballade ("Love need and want U") accompagnée par des choeurs féminins de toute beauté.

Une rythmique très forte nous réveille ensuite avec "Same shit different day Pt 1", sur laquelle Jaguar prouve son affection pour la bande "okayplayer" des roots et compagnie. D'ailleurs, çà ne s'arrête pas là, çà commence ! ... avec le suivant "Ain't nobody playin'" en duo avec Black Thought (des the roots), où une nouvelle fois, la rhythmique surprend, car très originale et dansante. On y entend d'ailleurs les 1ers mots rap ! Puis ... dans la lancée, les boys se montrent ... ici sur "I can't wait", Bilal se pose avec une chanson pompée sur le style Mpls sound, grâce à l'utilisation de la drum machine Lynn que Prince utilise. Cela dit : exellent morceau avec les prouesses vocales de Bilal. "2 too many" continue le cd, avec une intro très "stevie wonder". Sur "Self love ", Jaguar s'amuse à construire la base du rythme sur des effets de langues et bruits de bouche. Quant à sa voix, elle se la joue "crouneur", avec des effets de contre-temps uniques (ce morceau est vraiment impressionant). Bref ... dur à décrire, plus facile à écouter, alors ruez-vous chez votre disquaire. Et un Jaguar W., un !!

Mpls

V.A : "Soul Searching : Red stars sounds" (Epic/Sony)

Attention cette compilation n'est pas une compilation comme les autres ! Bien sur allez vous me dire, les majors ont désormais bien senti le filon du courant "nu-soul" et n'hésite pas désormais à nous envoyer à toutes les sauces des artistes qui à moment donné vont finir par se ressembler. Oui sauf qu'ici celle-ci contient des titres rares, ou des remixes inédits et donc pas que du réchauffé ! Des artistes phares tel que Jill Scott, Macy Gray ou Sade font offices de stars mais des gens comme Glenn Lewis, canadien de nationailté (apparu dernièrement sur le dernier album de De La Soul) fait office de véritable découverte. D'ailleurs ce dernier devrait sortir son album très prochainement, à suivre donc. Le visuel de la pochette est également très travaillé et me fiat pensé un peu aux ambiance lounge/downtemp que l'on trouve un peu partout en ce moment. C'est d'ailleurs la volonté de cet album réunir des publics avides de sons soyeux et d'ambiances travaillées. Avec cette compilation vous serez servi !

Boogie Bass

The Isley Brothers : "Eternal" (Dreamworks/ Polydor)

Les Isley Brothers fête leurs 40 ans de carrière, et il le fête avec leur grand retour. Attention cet album aux U.S.A a cartonné et fait la nique à tous les petits nu-souleux de sortie. Eh oui quand on a 40 ans de tubes derrière soit on sait de quoi on parle et les petits morveux ne leur font pas peur ! Mais attention ils ont su s'entourer de tous les faiseurs de succès américains faiseurs de tubes. Tout d'abord Jill Scott qui a écrit pour le groupe le titre "said enough" surement un des meilleurs de l'album. Mais, ils se sont aussi entouré de gens comme Jimmy Jam et Terry Lewis, R.Kelly, Raphael Saadiq, de sombres inconnus n'est-ce pas ?!! Bien sur ne vous attendez pas à un disque qui va vous faire bouger les fesses ! Ou plutôt si, éventuellement sous la couette en position horizontale en compagnie d'une bombe sexuelle ! Mais les Isley le savent, leur musique n'est pas faite que pour être écouté ! D'ailleurs les jambes de la soubrette sur la pochette le confirme : leur sex-appeal n'a jamais disparu ! Bon c'est pas tout ça, chérie qu'est-ce que tu attends pour lancer le disque, j'arrive !!!

Boogie Bass

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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