ANTIBALAS AFROBEAT ORCHESTRA
La révolution made in USA
Entretien exclusif avec le leader Martin Perna !
par Fouzia Burfield

VERSION FRANÇAISE
© Fouzia Burfield 2005
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Photo Michael DiDonna

"Ce qu'il y a de magnifique avec l'afro beat", explique Martin Perna, "c'est que c'est en même temps une musique pour danser et une musique pour résister; c'est une musique à message politique, une musique de combat, une musique qui brave les puissances".


Antibalas Afrobeat Orchestra est un collectif de musiciens aux origines aussi diverses que leur son : leurs racines sont africaines, européennes, orientales, latines... Ils sont cependant guidés par un combat commun : véhiculer l'image d'une autre Amerique; une Amerique humaniste qui croit que l'argent ne peut pas tout acheter, qui pense que la force n'est pas un moyen de faire justice et qui refuse la vision monopoliste de Bush.

Bien qu' Antibalas est sans conteste un groupe engagé, ce sont avant tout des artistes hors pair : la musique est enlevée; les rythmes africains et les sons jazz funk s'intermèlent joyeusement. Le groupe diffuse son message dans le monde entier à travers des tournées incessantes. Ils ont notamment fait les premières parties de James Brown, ou encore de Wyclef Jean. La génèse du groupe remonte à 1997 avec la volonté de Martin Perna, son fondateur, de prendre la releve de Fela Kuti disparu cette même année.

Lors de cette interview, Martin explique avec passion et conviction les aspects artistiques et politiques de ce groupe unique.

Martin Perna, fondateur d'Antibalas


FONKADELICA : Quel sentiment as-tu par rapport à cette tournée européenne ?

MARTIN PERNA : C'est la quatrième ou cinquième fois qu'on joue à travers l'Europe. D'habitude, on fait les festivals d'été. Mais là cette fois-ci, on jouera plutot en salles. C'est la premiere fois que l'on voyage autant en France : nous allons y faire neuf ou dix dates. C'est assez rejouissant d'autant plus qu' il y a en France davantage d'intéret pour la musique africaine. En partie à cause de la colonisation et de l'immigration ouest africaine. Davantage de gens y comprennent mieux cette musique et s'en sentent plus proches. Plus en France qu'en Norvège par exemple. Partout où l'on va ,même au Japon, les gens aiment notre musique mais disons qu'il il y a une connection culturelle plus immédiate en France. Aussi, les gens y ont déjà connu la première génération d'afro-beat : Fela a eu l'occasion de venir en France plusieurs fois dans les années 80 et 90. L'afro-beat existe aussi à Paris. Il y a également un groupe de Marseille qui s'appelle Massacre, je crois. Nous sommes vraiment contents d'aller en France. Aussi pour la bonne bouffe ! (rires)


La bonne bouffe est effectivement l'un des avantages ! (rires). Jouez-vous aussi à travers les Etats-Unis prochainement ?

Après cette tournee européenne, nous jouerons pendant un mois à travers le sud des USA : en Texas, en Californie...en gros, dans toute la partie ouest des Etats-Unis. Il semblerait qu'on soit de retour en France, en Espagne et dans d'autres pays européens en juillet, août et à nouveau en octobre. Donc dans les sept prochains mois, je pense que nous allons faire trois voyages en France, voire quatre.


Quelle est l'importance de la scène pour un groupe tel que le votre ?

Nous tenons à ce que les gens viennent nous voir. Un disque est un produit musical. C'est comme comparer du jus d'orange à l'orange elle-meme: le fruit est la performance sur scène. C'est là ou ça se passe vraiment. Nous aimons évidemment tous nos albums, mais nous aimons encore plus la scène. Nous avons une cinquantaine de titres et chaque morceau dure dix, douze et parfois vingt minutes. Le choix des titres que nous jouons en live est souvent emaillé de nouveautés. Donc chaque fois que le public vient nous voir, c'est un concert différent.
 
Avez vous le temps durant les tournées de rencontrer votre public ou d'autres gens ?

Ca fait en effet partie du fun. Mais tres souvent on n'a pas le temps. Sortir du pays permet d'avoir de vrais conversations avec les gens. C'est vrai que ca fait du bien de quitter les Etats Unis car à cause de la mediocrité des media ici, tu es obligé de sortir du pays pour en fait avoir une idée réaliste de ce qui s'y passe. Les télés, les radios, les journaux sont bien plus performants en Europe pour dire ce qui se passe aux USA.


Au "Tonic", New York City, 21 avril 2005

Quand t'es tu rendu compte de ça ?

Je l'ai remarqué des la première fois ou j'ai quitté le pays pour aller au Costa Rica. Je devais avoir une douzaine d'années. J'ai vécu un peu avec les gens de là-bas. Cela m'a permis de constater une autre perception des Etats Unis. C'est un pays formidable à certains niveaux, et détestable à d'autres. Qui plus est, c'est un pays hostile à l'auto-critique. Donc c'est une bonne chose de le regarder parfois de l'extérieur. Et aussi de rencontrer des gens et de leur faire savoir qu'il y a une résistance à l'intérieur même du pays. Nous en sommes la preuve. Et nous ne sommes qu'une infime partie de millions et millions d'américains qui veulent une Amérique différente, un Amérique pour la paix.


Es-tu d'origine costaricaine ?

J'ai des racines mexicaines et italiennes. Ce sont les diverses origines de mes grand-parents. Quant à moi, je suis né à Philadelphia et j'ai grandi entre Philly et New York.


Quels sont tes premiers souvenirs de musique ?

J'ai toujours aimé ecouter de la musique depuis tout petit. Mon premier disque a été "Off The Wall" de Michael Jackson. On peut dire ce qu'on veut de Michael, mais ce mec a su créer de magnifiques albums ! Je me rappelle aussi de la couverture album du Mickey Mouse disco ! (rires)


Ça par contre, je ne m'en souviens pas ! (rires)

T'inquiètes, tu n'y perds pas grand chose ! (rires). Je me souviens aussi d'une chanson mexicaine pour enfants : "Cri Cri". Apres çà, j'ai grandi en écoutant différentes choses. Mes parents possédaient pas mal de bonne musique. Mon père aimait le jazz, le jazz fusion... Quelques trucs plus funky aussi : des morceaux que j'ai fini par redécouvrir quinze ans plus tard. Et puis j'écoutais la radio: à Philadelphie, on écoutait une radio appellée "Power 99" qui était l'endroit où tu pouvais écouter du rap vers 1981. Chaque soir, à vingt et une heures, il y avait un countdown. On faisait du breakdancing... on était attiré par tout ce qui venait de New York. Je me souviens de l'impression très forte que j'ai eue en y allant pour la première fois.
 


Au Tonic, New York City, 21 avril 2005

Comment as-tu choisi le saxophone ?

J'ai été introduit au saxo pour la première fois vers l'âge de douze ou treize ans. Je n'ai pas accroché à l'époque. La musique que l'on me faisait jouer alors m'ennuyait profondément. Donc j'ai fait autre chose. Puis vers l'âge de dix neuf ans, j'avais une bande de potes musiciens de jazz qui venaient jouer chez moi. Et je n'ai jamais aimé rester assis à juste observer que ça se passe! (sourire) Alors j'ai recommencé le saxo. Mais à part une leçon ou deux, je suis autodidacte. Juste en ayant des musiciens d'exception autour qui eux ont beaucoup etudié, j'ai pu acquerir beaucoup de bonnes habitudes et techniques.


Est-ce que le fait de ne pas avoir appris les règles du jeu t'as servi d'une certaine façon ?

Je pense que oui. Ne pas avoir reçu une formation musicale académique à ses bons côtés mais aussi ses travers. D'un côté, ça rend plus audacieux : ne pas connaitre les règles permet de les briser sans le savoir. Tu le fais sans te poser de question. D'une certaine façon, c'est une bonne chose. De plus, j'avais beaucoup d'énergie à revendre au debut. Mais d'un autre côté, c'était parfois difficile pour les autres musiciens de me suivre... Je n'ai pas toujours été pro en communication, spécialement après avoir fumé pas mal! (rires) Après deux ou trois ans, on a choisi le trombone pour diriger l'ensemble. Mis a part son talent musical qui va de soi, il est aussi plus visible.


Comment as-tu découvert l'afro beat ?

J'ai commence à jouer de la musique vers l'âge de dix-neuf ans; plus ou moins deux ans plus tard, un de mes amis d'université ,Gabriel Roth, a monté une maison de disque avec Philippe Leman (qui vient de Paris d'ailleurs). Ils ont commencé à sortir tous ces disques avec Sharon Jones, Naomi Davis,... J'ai joué le sax tenor sur certains de ces albums. Ensuite ils ont fait un album intitulé "Doctorious", qui était de l'afro-beat. Ils m'ont demandé d'y participer. J'ai joué de la flute et du saxo sur six ou sept morceaux. J'ai adoré! J'avais déjà commencé à écouter abondemment la musique de Fela. C'est à ce moment-là que j'ai réalisé que j'avais envie de faire de l'afro beat.


Peux-tu en dire plus sur Fela et son message à travers deux titres de ton choix ?

Un de ses morceaux classiques célèbres est "Zombie". Il parle des policiers et des soldats qui oublient leur propre conscience quand ils obéissent aux ordres. S'ils sont sommés d'aller à droite, ils vont à droite; s'ils sont sommés de tourner, ils tournent, s'ils sont sommés de tuer, ils tuent. Un titre comme ça, c'est important car cela souligne que si la police et les soldats sont des êtres humains au même titre que nous, ils perdent leur humanité lorsqu'ils obéissent aux ordres. Si le président dit au soldat de tuer, il arrete d'être un être humain et devient autre chose. Ou quand le policier tue un manifestant, il arrête d'être humain et devient une sorte de monstre. Je pense que ce morceau est l'un des titres les plus intenses de Fela.

Fela Kuti

Un autre titre est "Colonial Mentality" (Mentalite coloniale). Cela parle des gens qui vivent dans les pays colonisés. Il parle en particulier des africains de l'ouest, colonisés par l'Angleterre, la France, l'Espagne, l'Allemagne ou le Portugal. Mais en fait, cela concerne tous les pays colonisés du monde: aussi bien l'Amérique latine que l'Asie du sud est. ou encore les Caraibes. Les administrations politiques des puissances coloniales sont parties, mais le conditionnement mental est resté. De façon à ce que le peuple sénégalais par exemple parte, oublie tout du Senegal et regarde la France pour tout ce qui est richesse culturelle , éducation etc. Donc d'un côté, ils apprennent à aimer un nouveau pays mais au prix de hair leur propre culture. La chanson démontre que plus on repousse sa culture natale, le moins libre on devient en réalité. Pendant la colonisation, différentes façons de gouverner, éduquer et croire en Dieu ont été mis en place. Si ces peuples ne sont plus physiquement esclaves, ils le sont encore culturellement.


Comment as-tu décidé de créer ton propre groupe ?

Juste après la mort de Fela en 1997. J'ai eu cette idée de créer un groupe qui ferait non seulement de l'afro beat mais aussi du funk, avec des sons latins et salsas. C'était le début d'Antibalas.


Pourquoi ce nom ?

Antibalas signifie "Pare Balles" en espagnol. Je suis convaincu qu'aux Etats Unis il faille le montrer quand on est pour la paix. Nous pensons que la masse pousse à la guerre et à la violence. C'est un pays très violent. En dehors et en dedans. Je crois qu'il est important de toujours essayer de réagir à cela.


Comment travaillez-vous en collectif ?

D'habitude, la plupart des groupes vont en studio pour écrire d'abord . En ce qui nous concerne, on écrit un titre et le jouons d'abord sur scène pendant plus ou moins un an. On le perfectionne ainsi. Puis on l'enregistre en studio. Après ça on ne le joue plus vraiment sur scène.


C'est inhabituel en effet ! Comment cela se fait-il ?

Disons qu'on essaie de perfectionner un titre avant d'aller en studio. Souvent on se rend compte qu'on joue un titre depuis près de deux ans sans l'avoir enregistré. On se rend compte alors qu'il vaut mieux faire ça rapidement avant qu'on se lasse ! (sourire)


C'est original. Qui vous a inspiré cette méthode de travail ?

En fait c'est Fela qui travaillait ainsi. Il jouait un titre, souvent inspiré de l'actualité politique ou de spiritualité. Ensuite une fois enregistré, il ne jouait plus jamais ce morceau sur scène. Genre :si tu veux l'écouter, achetes le disque ! (sourire). Notre approche est similaire. On continue quand même à jouer ce qu'on enregistre, mais tres vite on passe à autre chose.


J'imagine donc que le dernier album doit être super chargé politiquement si l'on considère les événements de ces douze derniers mois...

L'album le plus récent que nous avons sorti s'appelle "Who is this America ?" (Quelle Amérique ?). Nous l'avons enregistré dans notre studio de Brooklyn. Cette question suppose que la dénommination d'"Amérique" n'englobe pas avec justesse la réalité qui existe à l'intérieur du pays.

"Who is this America?", leur dernier album, paru en 2004

Peux-tu être plus précis ?

Les Etats-Unis d'Amérique sont en fait plusieurs pays en un. Il y a beaucoup de réalités très différentes les unes des autres et qui pourtant se côtoient. En Amérique, si vous êtes blanc et riche, votre realité est très difféerente de celle qui serait la votre si vous étiez blanc et pauvre, elle-même différente de si vous étiez noir et pauvre. Le pays est divisé à bien des niveaux. Par exemple, les immigrés récemment arrivés du Mexique, d'Amérique centrale, du Pakistan ou encore de l'Inde n'obtiennent pas aujourd'hui le type d'avantages et privilèges que les immigrés venus d'Allemagne il y a une centaine d'années. Donc il est assez hypocrite de prétendre qu'il y a une seule Amérique. Quand Georges Bush parle au nom de l'Amérique, il ne parle pas en mon nom ou au nom de qui que ce soit dans le groupe. Pourtant il prétend que les Americains l'ont mandaté pour bombarder l'Irak, l'Iran ou la Syrie. Donc le titre "Who is this America?" remet en question cette idée selon laquelle un même drapeau est censé representer un pays tout entier. Car en ce qui nous concerne, ce n'est pas le cas.


Considères-tu cet album comme un pamphlet politique plutôt qu'une oeuvre musicale ?

Chaque morceau effectivement essaie de faire passer un message. Mais ce qu'il y a de magnifique avec l'Afro Beat, c'est que c'est en même temps une musique pour danser et une musique pour résister; c'est une musique à message politique, une musique de combat, une musique qui brave les puissances. Et c'est important à mes yeux d'avoir une musique qui non seulement nourrit l'esprit, mais aussi fait bouger le corps tout entier. Et l'acte de danser est en soi un acte politique. Danser a été un acte politique à travers les générations. Au debut du siècle par exemple, on a pu voir émerger une moralité pseudo chrétienne qui a rendu la danse illégale. Cette interdiction a ensuite été abolie. A New York notamment, beaucoup d'Américains blancs d'origine européeenne montaient à Harlem pour écouter du jazz, danser et se mélanger. Mais les lois dites" cabaret laws" ont été votées: il a fallu désormais avoir trois authorizations différentes pour vendre de l'alcool, passer de la musique et pour pouvoir laisser les clients danser.


Ne sont-elles pas d'ailleurs encore en vigueur ?

Oui, en effet ! Pendant des années ils avaient cessé de les faire appliquer. Mais depuis récemment elles sont à nouveau renforcées.


Comment expliques-tu que danser puisse être consideré comme une menace ?

Danser a toujours été politique car quand tu danses tu te sens libre. Ton corps bouge, tes bras, tes jambes s'étirent, ton cerveau commence à fonctionner différemment et tu commences à te debarasser du conditionnement. Si, dans le même temps, tu combines la danse avec un message, alors ça devient très puissant. Parce que quand tu fais quelque chose en rythme, tu tiens la cadence plus longtemps, que ce soit marcher ou travailler. C'est de cette facon que les esclaves africains aux Etats Unis ont été capables de survivre. Au Bresil, c'est de cette facon qu'ils ont réussi à tenir dans les champs de canne à sucre, à travailler de douze à quatorze heures par jour. C'est parce qu'il avaient des chants et du rythme qu'ils ont reussi à tenir le coup. Pas uniquement les Africains d'ailleurs :les mineurs irlandais, les marins, etc. A travers l'histoire, tout peuple a ses chants et ses rythmes qui l'aide. Et nous devons continuer. Les gens qui aujourd'hui travaillent dur ont besoin de ça aussi. L'afro-beat est fait pour ça.


Qu'est qui fait la différence entre Antibalas et les autres groupes afro-beat ?

Je pense que ce qui fait la différence , c'est le fait qu'en sept années d'existence, nous avons collaboré avec les architectes majeurs de l'afro-beat, ceux qui étaient avec Fela, ceux qui ont fait partie de son groupe. Nous avons également joué avec son fils Femi quatre ou cinq fois. Babatunde Williams qui était le trompettiste de Fela sur tous les disques datant de 1965 à 1978, a joué avec nous lui aussi. Ainsi que Tony Allen qui a été le premier batteur d'afro beat.

Photo par Michael DiDonna

Comment vois-tu l'avenir d'Antibalas ?

Continuer à faire de meilleurs disques, évoluer en tant qu'artistes... Etre financièrement plus à l'aise. On ne fait pas ça pour l'argent. Mais c'est un travail à plein temps. Et le groupe étant nombreux, il y a pas mal de bouches à nourrir. C'est comme avoir une famille nombreuse ! Plusieurs d'entre nous veulent fonder une famille. Mais ceux qui en ont déjà une ont du mal à s'en occuper. Bien que nous avons une certaine notoriété et que nous voyageons beaucoup, c'est très cher d'entretenir un groupe aussi nombreux que le notre. Le dernier album s'est vendu davantage que le précédent mais je pense que le téléchargement et les copies illégales nous ont énormement nui. Lors de notre dernière tournée américaine, notre agent nous a dit que considérant le nombre de gens qui ont assisté à nos concerts, nous étions supposés avoir vendu au moins quatre fois plus d'albums. C'est dur, car tout le monde le fait. J'ai copié moi aussi. Mais en général des trucs plus dur à trouver, en Vinyl par exemple.


Justement la polémique autour du téléchargement fait rage en ce moment en France. Quel est ton avis sur la question ?

Je suppose que ça dépend à quel niveau l'artiste en question se trouve. Quand un groupe travaille très dur et n'arrive pas à joindre les deux bouts financièrement, je pense qu'il est en droit de s'insurger. Mais si les artistes en question se sont déjà remplis les poches, alors la situation est différente. Pour nous, chaque centime compte. Je pense que si on a les moyens et qu'on peut se le permettre, il faut faire le pas d'acheter. Je suis content que tout le monde ait accès à l'écoute de toute façon. Si quelqu'un n'a pas les moyens d'acheter, je ne suis pas contre le fait que cette personne télécharge bien sûr. Mais s'il ont les moyens, c'est plus sympa de payer pour le disque car ils investissent en nous. Ou du moins qu'ils viennent nous voir en concert. C'est une autre façon de nous soutenir et de nous permettre ainsi de continuer à faire de la musique pour de nombreuses années encore.

Propos recueillis par Fouzia Burfield
© Fouzia Burfield 2005


 

Les membres d'Antibalas >>

Martin Perna
bariton sax, parolier
Mother Africa
guitare
Fernando "Bugaloo" Velez
percussion
Duke Amayo Chant
congas
Luke O'Malley
guitare
Frank Stribling
basse
Victor "Ticklah" Axelrod
claviers
Jordan McLean
trompette
Dylan Fusillo
batteur
Aaron Johnson
trombone, directeur musical
Stuart Bogie
sax alto et ténor
Nick "Chico Malo" Movshon
basse
Chris Vatalaro
batteur
Marcos Garcia
guitare

www.antibalas.com

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