CHRONIQUE DU NOUVEL ALBUM DE KEZIAH JONES : "BLACK ORPHEUS" (DELABEL - EMI) :

KJ, anglais naturalisé, né au Nigéria en 1968, nous revient avec une perle aux sonorités aficano-funk-soul-rock. Il signe un de ses plus authentique album, avec 12 titres tous aussi réussis les uns que les autres. Rentrons dans son univers, dans ses souvenirs, dans son carnet de bord musical :

L'ouverture de cet opus est un plongeon dans le monde du nigérien, débutant par un bruit de scratch de vinyl et un bruit de mer pour le décor, ce titre mélange funk, rock et gospel. Ce 1er titre est très brut et accrocheur. Le 2ème, "Kpafuca", est un des plus funk ! Cuivres percutants, rythme emballé et voix surélevées ! Un morceaux de suite "parfait" au bout de 30 sec d'écoute. Le 3ème, "Femiliarise" (le single) est aussi une beauté, dans le style du fameux "rythm is love". La perle infinie vient avec le 4ème morceau "Wet questions", et on sait déjà que cet album restera un de nos favoris de l'année. Il débute avec une voix française, puis le refrain nous suspend dans le vide, dans la grâce de choeurs impeccables. Mélange de voix princières et kravitziennes, dans les hauteurs pour atteindre une certaine extase. Ce titre est tout simplement magnifique. Puis, avec "Neptune", le feeling devient plus "soul-blues", avec une ballade langoureuse mais tristement belle.

L'album part dans une deuxième partie avec le très speedé et expérimental "72 kilos", morceau hybride déjanté. La guitare sèche qui a fait le succès de l'album "blufunk is a fact" revient. Titre saccadé, avec des temps morts et des cuivres fous, on est en plein dans le funk-fanfare africain ! Nigerian beats Original :) ! Puis arrive, "All praises", élégament posée sur une basse mélodieuse. Hymne à l'amour avec des teintes d'opéra dans la voix de kéziah. "Beautiful émilie" confirme le haut niveau de cet album. Un talent à fleur de peau, KJ nous propose une mid-ballad funk, jouant sur une rythmique binaire lourde et des choeurs aériens. Superbe ! Le reste de l'album laisse couler son blu-funk. On est entrainé par la justesse des liens entre les titres. Au final, on passe un moment musical magique et innovant. C'est très accessible, certains diront plus "commercial", moi je dirai plus "talentueux et mélodieux" que les anciens cds. Merci KJ ! :) Mpls

KEZIAH JONES LIVE

:::::::: REPORTAGE EXCLUSIF :::::::::

LA BLU-FUNK ATTITUDE IN "Paris"

Photos exclusives du concert (JB)

Cliquez pour agrandir

Joachim BERTRAND
(agrandir l'image)
(agrandir l'image)
(agrandir l'image)
 (agrandir l'image)
(agrandir l'image)
(agrandir l'image)
 (agrandir l'image)
(agrandir l'image)
(agrandir l'image)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà trois bonnes heures qu’ils attendent sagement devant l’auditorium de la Fnac des Halles située en plein cœur de Paris. A vu d’œil, ils sont plus de 500 à s’être déplacés pour saluer le retour de Keziah Jones. A croire que quatre années de retraite aux pays de ses ancêtres Yoruba n’ont pas entamé le capital sympathie de l’inventeur du Blufunk. Pourtant le grand gaillard nigérian se pointe dans une indifférence quasi-générale devant les vigiles de la Fnac avec pour seuls bagages, sa guitare et son sourire. Le temps de réajuster son chapeau de fourrure gris souris, Keziah Jones est fin prêt pour affronter ses fans dont certains n’ont pas réussi à entrer dans la salle, faute de place. Pour leurs faire plaisir, il accepte de faire deux sets à suivre. Du jamais vu.

Un premier concert court et surprenant

Dès les premières mesures, le public tombe sous le charme du chanteur originaire de Lagos. Sa voix est intacte. Envoûtante. D’une rare justesse. Son jeu de guitare est affûté comme au premier jour. Prêt à faire l’aller retour entre les hauts médiums et les extrêmes graves pour mieux s’embarquer vers des contrées inconnues. Après une longue intro aux accents flamenco, le beau nigérian entame son set par What we don’t know, un perle sortie uniquement sur le maxi Where’s life en 1992. De quoi dérouter ses nouveaux admirateurs à moins que ce ne soit pour vérifier si la mémoire de ses vieux adeptes est intacte. Keziah rassure son monde et offre de délicieuses versions de Kpafuca et Femiliarise, titres phares de Black Orpheus. Entre chaque morceau, il papote avec son auditoire. Parfois en anglais. Souvent dans la langue de Voltaire. Du Nigéria « un peu cassé », de la moiteur ambiante très « blufunk » puis se lance dans une version décousue de Wet question, oublie les paroles et fini par improviser sur "Je suis venu te dire que je m'en vais" de Gain

 

sbourg. Vingt minutes plus tard, la messe est dite et les bodyguards de la Fnac peuvent faire rentrer la seconde fournée de fans.

Le second set placé sous le signe de l’improvisation

Cette fois, Keziah Jones propose un répertoire différent et tout aussi déroutant. Neptune et Beautiful Emily font office d’amuses gueules de luxe. La suite est un régal d’improvisation musical et vocal. Quelques mesures de The wisdom behind the smile (Ca$h) et il s’aventure dans un solo de guitare impromptu. Le public en redemande. Il coupe court, pose sa guitare et se lance dans une conversation débridée. Il parle de son chapeau "pour l'hiver" et de celui pour "l'été". Evoque sa passion pour la musique indienne et demande si quelqu'un n'aurait pas dans un coin "un tambour automatique". Rien ne semble pouvoir l'arrêter. Pas même notre langue. Dans un dernier éclat de rire, il confie qu'il lui est impossible de faire quoique ce soit après avoir fumé un joint contrairement à certains de ses amis. Puis propose aux fans du premier rang de conclure sur un morceau de leur choix. Les titres fusent. Pleasure is kisses within, chanson méconnue de blufunk is a fact remporte la mise. Le public est aux anges. Keziah aussi. En guise d'adieu, il offre pour la seconde fois de la soirée Femiliarise. Le genre de friandise qu'on partage uniquement entre amis. Un ultime cadeau pour remercier les 600 courageux qui ont préféré la chaleur d'un auditorium aux terrasses des bistrots parisiens.



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SET 1 – 20 min
What we don’t know
Kpafuca
Femiliarise
Wet Questions

SET 2 – 35 min
Neptune
Beautiful Emily
The wisdom behind the smile (Ca$h) / Guitar Improvisation
Autumn Moon
Pleasure is kisses within
Femiliarise

Remerciements à Karl et Larry pour leurs précieux tuyaux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dates de concerts sur le site Officiel

KEZIAH EN AFTER SHOW A LA SCENE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos à la Scène, par Vince Couarraze (copyright)

RETOUR